Rencontres associatives/Missions volontaires

Burkina Faso

En premier lieu bien sûr : ICCV au Burkina Faso. L’association que nous avons découvert Sandra, Émilie et moi en septembre 2008. Émilie alors tout fraichement diplômée de ses études en psychomotricité cherchait à monter un projet en Afrique. Elle a été orientée vers ICCV par sa sœur Cécile avec qui j’étais en formation à l’époque, et qui avait fait la connaissance de son responsable (Simon) lors d’un précédent voyage là bas. La suite de l’histoire est plutôt banale : Cécile m’a mis en contact avec sa sœur, puis nous avons décidé de poser une petite annonce pour trouver une ou deux personnes supplémentaires. Sandra a très vite répondu, très motivée par le projet.

Et le projet justement, quel était-il?

Amener du matériel pédagogique, des jeux et des livres aux enfants, animer des ateliers, faire du soutien scolaire, appuyer Émilie dans son projet de stage d’enseignement de la psychomotricité à un groupe d’animateurs.

Et les moyens mis en place?

Nous avons décidés de créer notre propre association. ABC Burkina (ce qui est finalement assez “drôle” puisque ce sigle existait déjà et voulait dire “les Amis de Blaise Compaoré”. Nous ne l’avons su que bien plus tard). Cette expérience a été enrichissante puisque nous avons découvert de près les rouages du système. Mais tout ce travail a été dans le fond plutôt inutile, et il faut savoir que beaucoup de gens ont le même réflexe que nous dans la volonté de monter un tel projet et de récolter des sous. Pourquoi inutile? Tout simplement parce que beaucoup d’associations existent déjà et qu’il est dommage de “boucher” les rouages, alors qu’il serait beaucoup plus simple de venir en aide et de proposer ces services à une association déjà existante. Nous avions besoin de fonds et il nous paraissait alors indispensable de monter notre propre association. Pour une mission d’un mois et demi c’était assez laborieux… Finalement, bien que l’association se sera peu à peu éteinte après notre retour, elle nous aura permis d’organiser au mieux ces quelques semaines et de nous découvrir chacune. Puis bien sûr aussi de récolter quelques dons! Ce qui n’est pas rien…

Pour en savoir plus sur ICCV :

http://iccvnazemce.org/

http://iccv-nazemce.blogspot.com.au/

Iccv Nazemce, Facebook.

                                                                Bolivie

Le wwoofing en Bolivie, Sachawasi et la permaculture.

Je ne connaissais rien à la permaculture en arrivant là bas, et le peu que j’ai entendu au tout début m’a seulement laissé perplexe. Aujourd’hui encore c’est un peu confus dans ma tête. Mais toujours autant fascinant malgré tout! J’aime en apprendre davantage sur le sujet, et surtout rencontrer des gens qui s’y intéresse. Mon expérience en Tasmanie n’aura malheureusement pas été à la hauteur de mes espérances, pour cause d’incompatibilité de caractère avec la personne responsable du projet. Mais je suis heureuse de mon expérience en Bolivie, d’avoir découvert cette ferme remplis de gens motivés et heureux d’être là. Et pour Bruno bien sûr, insatiable rêveur engagé, lutteur et passionné…

Un bilan et quelques conseils…

N’allez pas là bas sans moustiquaire et répulsif anti-moustique. Ce n’est pas une blague. J’ai du abréger mon séjour en partie pour cette raison. Encore aujourd’hui j’ai des marques sur les jambes de ces fameuses “mouches noires” (ok ce n’est pas malin non plus de se gratter. Même quand ça démange, je sais bien!)

Ne restez pas moins de trois semaines. Au moins pour pouvoir prendre le temps de connaitre les gens, échanger avec l’équipe, en apprendre plus sur la permaculture. Beaucoup d’arrivées et de départs assez régulièrement, on s’y perd un peu et c’est pourquoi rester un minimum de 3semaines/un mois reste préférable.

Avoir un niveau correct d’espagnol. Ce qui ne veut pas dire être bilingue. Simplement cette petite recette plus agréable à vivre composée de motivation + bases d’espagnol. On progresse vite avec de la volonté, je sais de quoi je parle. Maintenant avoir la volonté de partir dans une association comme cela et poser une annonce pour trouver un compagnon français ou même le chercher sur place, c’est sacrément dommage. A moins d’avoir la volonté nécessaire pour parler espagnol en groupe mais bien souvent ce n’est pas ce qui se passe… Partir avec un petit dico dans la poche, un livre sympa en espagnol pour bouquiner pendant les pauses ou parfois le soir, et bien sûr vite sympathiser avec quelques “collègues de fourche”…

Se renseigner un minimum sur la permaculture, ça peut être bien. C’est mon petit regret, je me suis sentie quelque peu perdue en arrivant. Difficile de tout comprendre du premier coup en espagnol quand on ne comprend déjà pas tout à l’agriculture en France… Alors on lis sur la toile, on cherche des bouquins… Non vous ne passerez pas d’examens à la fin, et personne ne vous hurlera dessus si vous ne vous souvenez pas du nom d’une plante ou d’un principe de culture. Mais vous vous en retrouverez enrichi c’est certain!

http://www.permaculture.fr/

http://www.sachawasi.org/

Québec et moi. Je me souviens…

27 mai 2004

Jour de mes 20 ans. Un anniversaire toujours bien spécial…
Je me souviendrais longtemps de cette année là puisque le cadeau de mes parents aura changé ma vie.
Départ début juillet pour un circuit d’un mois au Québec. Montréal, Québec, île d’Orléans, Tadoussac, Lac St-Jean…entre camping et auberges, villes et campagnes. De surprises en coups de coeur…
Quelques belles rencontres mais surtout la conviction profonde que je reviendrais. Bientôt…

Juillet 2007
Je suis en formation depuis près d’un an en éducation spécialisée, et dans le cadre d’une formation complémentaire en sport adapté je dois faire un stage auprès de personnes déficientes intellectuelles.
La décision de faire ce stage au Québec s’impose tout naturellement, et mes professeurs valident ce choix.
Je suis acceptée à la base de Plein Air Perce-Neige, dans les Laurentides. Une expérience incroyablement enrichissante. J’ai beaucoup apprécié le dynamisme et le professionnalisme des gens qui m’ont reçu et encadré. Puis ce fut l’occasion de redécouvrir Montréal et Québec. Surtout Québec qui fut et restera toujours une ville que j’aime profondément.
Cet été là j’ai pris la décision de venir y vivre une année, dès que possible après mes études.

Septembre 2009 et mission d’un an avec l’Arche
Je suis diplômée depuis un an, mais complètement perdue dans mes choix professionnels, dans ma vie à Toulouse et dans mes projections d’avenir. L’année 2008/2009 aura été pour moi une année transition, mais surtout une année perdue car j’avais beaucoup de rêves et d’envies que je n’ai pas su écouté. Je tatonne un peu tout et n’importe quoi et me retrouve dans un travail qui ne me convient pas du tout. A la même période j’entends parler de L’Arche pour la deuxième fois de ma vie.

Un foyer pour personnes déficientes intellectuelles à été ouvert à Astaffort, pas très loin de la maison familiale, faisant partie de la communauté de l’Arche. Je décide de me renseigner. A première vue les valeurs prônées sont totalement en adéquation avec ma profession. Offrir un lieu de vie épanouissant pour des personnes déficientes intellectuelles en leur permettant de vivre de plus possible de façon autonome. Les foyers sont de véritable maisons conçus pour de petits groupes, favorisant une véritable atmosphère chaleureuse et conviviale, loin du concept d’institution. La plupart des personnes accueillies travaillent pendant la journée et rentrent le soir au foyer. Les gens qui les accompagnent, les écoutent et les aident dans leur quotidien sont des “assistants”. Des personnes de tout horizon, culture, âge et formation professionnelle.

L’Arche fut créé par le canadien Jean Vanier en 1964. Aujourd’hui on trouve des communautés dans 38 pays dans le monde.
La démarche spirituelle et l’implication religieuse de Jean Vanier ont été des piliers importants des fondements de la première communauté, et restent aujourd’hui des valeurs importantes. Bien que la tolérance et l’acceptation de toute forme de croyance soient également des valeurs fondamentales de l’Arche, je pense aujourd’hui encore que c’est cet aspect du quotidien qui m’aura le plus posé problème dans ma vie au foyer.

J’ai donc rejoint le foyer L’Etoile à Québec le 05 septembre 2009 pour une année de vie dans un foyer pour jeunes adultes polyhandicapés, au départ appelé le foyer des enfants, car les personnes accueillies sont arrivées dès leur plus jeune âge dans la maison. Etant très clairement athée il m’aura fallu un temps d’adaptation pour m’habituer aux routines et coutumes religieuses des personnes autour de moi. Cette dévotion profonde d’une grande part des gens m’aura souvent effrayé et interrogé sur le sens de ma place au foyer. Mais cette place, j’ai finalement appris à la construire, au fil du temps, des rencontres et du quotidien.

Il est demandé une grande, très grande disponibilité aux assistants. On peut même parler d’”extrême flexibilité”, et là encore je crois que ma personnalité n’était pas tout à fait à même de correspondre à cet idéal d’implication attendu par la communauté. Deux jours de repos en semaine et une fin de semaine de trois jours par mois, 3heures de break dans la journée. Les assistants doivent dormir dans le foyer et être présent en continu. Le foyer devient la maison des assistants, le quotidien de travail notre quotidien de vie. Là encore il m’aura fallu beaucoup de questionnement sur ma “pratique professionnelle d’assistante”, sur ma façon de vivre, de gérer mon temps libre au mieux. Le fait d’avoir eu une entente dès le départ pour pouvoir sortir plusieurs soirs de la semaine m’aura grandement facilité la vie et m’aura offert la liberté de pouvoir “déconnecter”, de rencontrer des gens qui encore aujourd’hui restent mes meilleurs amis.

Un an plus tard je pense être à même de faire le point sur cette expérience, qui reste quelque chose d’incroyablement fort et marquant dans ma vie.
Le bien-être et l’épanouissement des personnes accueillies est réellement ce qui compte le plus dans l’engagement et la vie en communauté, et c’est cette image là qui aujourd’hui me revient le plus souvent en mémoire. Sans doute car c’est la première pensée que j’aime avoir, de cette vie vécue là bas. J’ai vu des sourires, des bonheurs quotidiens sur leurs visages. J’ai vécu des temps de fêtes, des moments magnifiques avec eux et les autres assistants.
Il aurait été trop difficile pour moi de rester plus d’une année. Etant quelqu’un qui aime bouger et voyager depuis trop longtemps, ayant moi-même un idéal de vie pas tout à fait en adéquation avec ce train de vie là. Mais j’ai été heureuse de vivre cette expérience, et le suis encore aujourd’hui.

http://www.larche.org/

Janvier 2011
Je reviens après mon voyage en Amérique du sud, qui suit tout juste mon année de vie au Québec. Par souci d’économie (un billet Buenos Aires-Miami-Montréal-Paris me revenant moins cher qu’un Buenos Aires-Madrid-Toulouse tel que c’était prévu au départ. Oui curieux c’est vrai), mais aussi et surtout parce que je voulais partager ces quatre mois de vie avec les gens qui m’avaient tellement soutenu et encouragé à faire ce voyage seule. Trois semaines pour de nouveaux adieux…mais surtout des retrouvailles avec un montréalais d’adoption rencontré l’été dernier et que je ne pensais jamais revoir. La suite vous la connaissez non? :-)
Un billet annulé, un départ le 30 janvier repoussé au 12 février, un retour d’un mois au Québec en mai, et un nouveau projet de voyage qui se construit petit à petit…

Un jour prochain…

Retour dans un avenir proche, bientôt, dans pas trop longtemps…
Une histoire bien particulière que j’ai depuis longtemps avec cette contrée, et qui ne s’arrêtera jamais vraiment… Je me souviens et je me souviendrais…longtemps.

 

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