My life is a windmill

J’ai appris ce nouveau mot aujourd’hui, en jouant avec le plus petit sur un livre où il faut faire correspondre une image avec la première lettre d’un mot et sa définition. Windmill, c’est le moulin à vent. Et c’est ce que m’évoque un peu mon quotidien aujourd’hui. Je ne bouge plus et j’attends le vent. Sans trop savoir d’où il va venir. Et quand. Mais je vais apprendre à jouer avec, moi aussi…

J’ai décidé de rendre à nouveau ce blog à mon image, ou du moins telle que je veux être et rester aujourd’hui : positive. J’ai volontairement effacé le dernier article, un peu trop “calimero” à mon goût. Parce que je veux aussi effacer les doutes et les inquiétudes et me laisser pousser par le vent, d’où qu’il vienne.

Je n’ai aucune croyance. Aucune superstition. Je ne crois pas en ces petites phrases telles que “le destin te met à l’épreuve”, ou tel signe qu’il faut apprendre à déceler dans les tracas et cassages de figures. Ce à quoi je crois par contre, c’est qu’on peut tirer partie de toute situation négative et se décider à se créer sa propre chance.

Non il n’y plus de contrat pour moi en Nouvelle Calédonie. Mais finalement je veux prendre la Nouvelle Calédonie comme un nouveau souffle, me “retaper” là bas, prendre du soleil, des sourires et du dépaysement à flot. Me regonfler à bloc pour affronter la Nouvelle Zélande. Il ne m’aura pas fallu une journée pour me décider, payer mon deuxième Permis Vacances Travail (oui je l’ai déjà dit cette semaine, je le redis, “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”) On efface et on recommence? Non, pas vraiment. Finalement mon rêve c’était ça. Voir la Nouvelle Zélande. Et y vivre un peu. Aujourd’hui je ne m’égare plus. Je n’essaye pas de me projeter dans 40 projets différents. Je regarde mes rêves. Pas ceux que j’ai formé ici, mais ceux qui m’ont emmené ici.

Mon PVT est payé, j’ai quinze jours pour faire ma radio des poumons. Oui il y a une liste de pays établis par l’ambassade comme présentant des risques forts de tuberculose. Si on a séjourné sur un total de trois mois dans un ou plusieurs de ces pays au cours des 5 dernières années il faut présenter le “X-Ray” Certificate. Entre mes deux séjours au Maroc, le Burkina Faso, le Mali et l’Amérique du sud, je n’ai même pas besoin de faire le calcul…Bref, c’est parti! On se tient bien droite, on respire, et on fait un sourire au monsieur (ah non ça ressort pas sur la photo, dommage. Ce sera pour le douanier)

J’ai une opportunité d’emploi à côté d’Auckland. Je dis opportunité car je ne veux rien avancer pour l’instant. C’est sûr à 90%, quasi signé, quasiment bouclé, mais j’en parlerai en temps voulu. Peut-être un petit fond de superstition finalement. Mais j’y crois. Un beau coup de chance et une belle expérience si j’arrive jusque là. Et si ça ne marche pas, je prendrais la voie “laissons nous porter”. Quelques temps posée à Auckland puisque j’ai quand même de bons échos sur les possibilités de job là bas, et mes premiers pas sur l’île du nord.

Ce qui ne change pas : la Nouvelle Calédonie. Puisqu’il faut finalement apprendre à lire des signes, j’en vois un. Ce week-end anniversaire à l’île des Pins. Qui m’appelle, me tend les bras. Et j’accours. Je retrouve par la même occasion l’un des 4 anciens modérateurs du groupe Couchsurfing de Toulouse, Hugo, qui vit maintenant là bas et que je n’avais pas revu depuis ma soirée de départ pour le Québec, en juillet 2009. Grosse, très grosse surprise en le découvrant au travers de ces messages sur le groupe couchsurfing de Nouméa. Il me tarde, vraiment. J’y reste évidemment moins de temps que prévu, trois semaines maximum. J’ai reçu des mails de plusieurs personnes pour m’inciter à me poser à Nouméa, à essayer de trouver du travail par tous les moyens. Non ce n’est pas une question de flemme ou de trouille. Je crois simplement que le déclic dans ma tête s’est fait au moment où j’ai reçu ce mail foireux du couple qui devait m’embaucher, et tout ce mépris de trop dans la face. J’ai réfléchi, et j’ai simplement compris. C’est l’heure de la Nouvelle Zélande. Pour beaucoup de raisons. Peut-être aussi parce que justement Nouméa c’est la facilité. La facilité de parler français, alors qu’aujourd’hui je progresse vraiment en anglais et que je n’ai pas envie de lâcher ce “fil” tout de suite.

Et cette “heure”, elle arrive quand au juste?

Juste quand il faut. La deuxième semaine de juin. Pas de jour précis encore, mais ça tourne autour de ça. Je pars un peu en aveugle, en Nouvelle Calédonie ET en Nouvelle Zélande, sans plan et sans projet. Et là, maintenant, ça me plait. C’est le moment. Et des beaux moments il y en a deux qui s’en viennent justement en juin/juillet dans la région d’Auckland et qui me font vraiment envie :

http://www.photographyfestival.org.nz/

http://www.matarikifestival.org.nz/

L’intuition très forte que la Nouvelle Zélande m’attends. L’intuition c’est toujours ce qui m’a fait défaut ces derniers temps. J’ai agi par impulsion, colère et frustration. Je sens une nouvelle sérénité, et un vent nouveau qui ressemble à celui que j’avais dans le dos en Amérique du sud. Je veux refaire du stop toute seule, conduire sur des routes de montagne comme j’ai eu autant de plaisir à le faire dans les Pyrénées Orientales.

Ma remplaçante arrive bientôt, elle s’est décidée il y a deux jours, elle est engagée, tout est finalisée. Ou presque. Elle doit arriver dans les dix jours. Mais on ne sait pas encore le jour exact. Oui puisque finalement tout est un joyeux bordel sans rien de précis, autant commencer par là :-)

Mais j’ai confiance…

“Le plus beau voyage, c’est celui que l’on a pas encore fait”  Loïck Peyron

2 thoughts on “My life is a windmill

  1. Garde cet etat d’esprit.

    Laisse toi guider par le vent c’est la plus belle facon de vivre.
    Nous sommes aujourd’hui dans un monde libre d’un point de vue physique mais peu le sont dans leur tete.
    Il n’y a pas de mauvais choix, justes des routes differentes. Le plus mauvais choix serait de ne pas ecouter son choix.

    • Oui, et il faut que je me débarrasse de ce stress inutile. Et je pense que quitter l’Australie est la meilleure chose à faire pour démarrer.
      J’ai besoin aujourd’hui de tourner une page. J’ai toujours été quelqu’un de chanceux et l’Australie a pas mal démonté ça…Ça suffit maintenant.
      J’ai besoin de retrouver une simplicité de vie, et de ne plus me prendre la tête. Partir un peu en Nouvelle Calédonie et décompresser va me faire du bien.

      Merci pour tes derniers commentaires. Je me relance à fond dans l’écriture, passion que j’ai depuis plusieurs années, mais peut-être le blog n’est il pas le meilleur endroit pour ça. Oui déjà c’est risqué. Je continue à écrire des textes comme ça, mais je veux leur donner une autre place. J’ai donc enlevé le dernier, et suivi ton conseil.

      Il me tarde d’avoir tes premières impressions de Buenos Aires!
      Et je rejette un œil à ton profil CS dans la journée. Je n’avais pas eu le temps cette semaine. Bises!

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