Expédition à Sept-îles

Samedi 1er juin, deuxième et dernier jour de formation pour mon emploi de cet été (directrice de séjour adapté pour ceux que je n’auraient toujours pas mis au courant), me voila donc repartie en Bretagne. Je suis arrivée deux jours avant et restée jusqu’au lundi, avec la ferme intention de profiter encore un petit peu de la basse saison (qui est plutôt une moyenne-presque haute saison dans cette région, comme me l’expliquera plus tard Baptiste).

J’en profite donc pour rejoindre mon ami Baptiste que je n’ai pas vu depuis deux ans et qui vit toujours à Lannion. J’ai décidé de faire une excursion sur Sept-Iles. Je partirai de Perros Guirec et je lui demande s’il peut m’héberger à Lannion qui se trouve juste à côté, ce qu’il accepte avec plaisir.

Sept-îles (qui est également une ville du Québec rappelons-le!) est un petit archipel à sept kilomètres de Ploumanac’h, bien connu pour ses magnifique roches de granit rose. L’archipel a été classé Site Naturel Protégé en 1912 puis Réserve Naturelle en 1976. Avec plus de 20 000 couples d’oiseaux marins et 27 espèces nicheuses, c’est la plus importante réserve du littoral français.

Ce qui m’intéresse particulièrement dans cette sortie en mer est l’opportunité d’approcher des macareux moines.

La chasse de loisir, le braconnage et la pollution lumineuse sont des causes de la menace d’extinction du macareux. Les plus grandes colonies se retrouvent en Amérique du nord (Canada et aux îles de la Madeleine notamment, pour le second petit clin d’oeil!), en Islande et en Europe du nord. Nous avons la chance d’avoir une colonie à Sept-îles, ce qui fait du macareux moine l’emblème de la ville de Perros-Guirec de par sa proximité, mais il est avant toute chose l’emblème de la LPO, Ligue de Protection des Oiseaux. (et également l’emblème de la bière Britt, dont nous avions visité la micro-brasserie à Tregunc avec Nico. Mais là je ne vois aucune explication à l’apparition de l’oiseau sur les étiquettes de leur bière, affaire à suivre! :)

Etant allergique au tourisme de masse et à la foule lors d’expéditions qui me tiennent particulièrement très à coeur, je n’ai qu’à moitié bien vécue cette sortie. Il est possible de voir des phoques gris et des fous de Bassan aux Sept-îles, ce qui est là encore très amusant puisque j’avais vu les mêmes animaux lors de ma sortie en mer sur l’île Bonaventure au Québec (3ème clin d’oeil!). Ce qui m’a aussi rappelé, un peu nostalgique, que les sorties de ce type au Québec sont un peu plus “familiales” et moins remplies à ras-bord. Pour les gens qui me trouveraient un peu “chialeuse”, je vous assure que se préparer à une expédition pour observer des animaux, activité que vous projetez toujours avec le même plaisir et la même frénésie, et se retrouver sur un énorme bateau au milieu d’une foule de gens est un peu frustrant et laisse un goût un peu amer…surtout après avoir connu les expéditions québécoises en zodiac.

Quoiqu’il en soit, j’ai bien vu des macareux moine! J’y ai également vu l’opportunité de me laisser aller à un bon fou rire, devant ma pauvre naïveté… En effet le macareux est un oiseau minuscule! Ce qui peut difficilement se deviner lorsque l’on parcourt des photographies sur des livres ou internet, puisque les photos d’ornithologie montrent le plus souvent les espèces de façon très rapprochée, ce qui rend le macareux de taille tout à fait normale sur une image (mais oui je vous l’accorde être petit n’a rien d’anormal!).

Ci dessous la photo la plus “nette” que j’ai pu faire (Malheureusement je tremblais quelque peu et le macareux ne m’a pas trouvée assez irrésistible pour se rapprocher davantage de moi)

Puis quelques fous de Bassan que j’ai revu avec un vrai plaisir (l’espèce, pas les oiseaux, je crois que personne n’est venu de Québec spécialement pour moi ce jour là… d’authentiques phoques bretons, et d’authentiques fou de Bassan bretons aussi, oui messieurs-dames!)

Et enfin mes sympathiques phoques prenant comme bien souvent la pose…

Au final balade intéressante, qui aurait été beaucoup plus riche en émotions si j’avais pu vivre l’expérience dans une atmosphère plus “paisible” à mon goût. Mais justement tous les goûts sont dans la nature on ne se le rappelle jamais assez…

J’ai néanmoins adoré la seconde partie de cette expédition, consacrée à l’observation de la côte de granit rose, côté mer. A suivre…

 

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