Les 3 derniers jours autour de la grande terre

Mardi 22 mai…en kayak s’il vous plait!

Nous sommes toujours au camping de Babou plongée. La nuit a été un peu courte pour moi mais je me réveille tout de même en pleine forme. Une belle matinée nous attend, avec au programme le tour des roches noires de Lindéralique en kayak de mer. Je n’en ai jamais fait et je suis vraiment impatiente de découvrir ça. Mes rares expériences de pagayage (hormis le rafting que je ne ferait pas rentrer dans cette catégorie) sont celles en canot rabaska au Québec (embarcation pouvant accueillir 10 personnes), et la promenade en kayak en Tasmanie, expérience assez décevante vu que j’ai très vite eu des crampes dans les bras et beaucoup de mal à avancer, sans comprendre vraiment la raison. Heureusement qu’on était deux. Et la ballade superbe.

L’expérience ici sera totalement différente. Les kayaks sont pour une personne seulement, très légers et confortables. J’ai tout de même une petite appréhension quant à ma capacité à tenir le rythme mais elle disparait très vite. Je me sens tout de suite à l’aise dans l’eau sur mon beau kayak jaune poussin. Et j’ai la classe non?

Nous devons tout d’abord traverser une portion de plage en canot en contournant les vagues (pas si facile!), avant d’arriver à l’entrée du lagon et de longer les roches pendant une heure et demie. La balade sera fabuleuse et m’a laissé un souvenir inoubliable. J’étais très déçue de ne pas avoir fait de tour de bateau en Tasmanie pour approcher les falaises de Bruny Island, et mêmes tant d’autres facilement accessibles. Je sais au moins aujourd’hui le sentiment qu’on a lorsqu’on se retrouve au pied de ces monstres de roche, en avançant doucement et en prenant le temps de tout contempler autour de soi. On ne se sent pas seulement petit, mais seul au monde. Dans une bulle.

 

Le retour est difficile. On peine à avancer. Les vagues de rafales qui soufflent et le contre-courant nous donnent vraiment du fil à retordre. Nous faisons une pause de quinze minutes dans la mangrove avant de repartir et de rentrer au camping. Incroyablement fière d’être arrivée au bout et d’avoir réussi le retour! A refaire, définitivement.

Le temps de plier les affaires, manger et dire au revoir et nous voilà de nouveau sur la route. Direction Poindimié où nous devons retrouver Eric, l’un des amis de Sophie la couchsurfeuse qui a hébergé Hélène et Alex à Bourail. Lorsque nous arrivons il est avec son propriétaire qui vit aussi sur les lieux et avec qui nous faisons un peu connaissance. Il est d’accord pour que nous plantions la tente dans le jardin mais tient à nous proposer quelque chose qui devrait nous plaire davantage. Une petite maison plus ou moins abandonnée en bord de plage appartenant à un ami à lui, en voyage présentement. L’endroit est superbe et nous acceptons la proposition.

Petit repas dans un snack en ville avant d’aller au lit, pas mal épuisée de la journée.

Mercredi 23 mai… Mais où est Charly?

Il nous reste une très grosse portion de route avant d’arriver à Thio, dernière étape de notre voyage autour de la grande terre. Cette journée sera consacrée à une conduite plutôt intensive…

L’occasion de prendre la célèbre “route à horaires”, entre Canala et Thio. Route très étroite et sinueuse qui fonctionne d’une façon un peu particulière. Entre Canala et Thio la route est ouverte pendant 20 minutes toutes les heures paires. On a 50 minutes pour faire un trajet d’une demi-heure. Heures impaires évidemment dans l’autre sens…

La route est belle, changeante et surprenante derrière chaque virage et offrant de magnifiques point de vue.

J’attends impatiemment d’arriver à Thio pour essayer de voir Charly, le dugong qui rode autour de la plage et s’approche souvent des gens. Enfin, plus particulièrement des femmes! Charly est un dragueur! La fille du camping m’a raconté son histoire. Celle d’un petit dugong qui se retrouve orphelin après que des gens aient abattu sa mère. Il a finit par s’habituer aux habitants de Thio et vient souvent nager ou jouer avec eux.

Malheureusement point de Charly malgré une petite heure à scruter l’eau et quelques moments à barboter dans le froid ce jour là. En rentrant à Nouméa j’ai appris qu’une rumeur commençait à circuler sur la mort récente de monsieur Charly qu’on a pas vu depuis quelques semaines à présent. J’irais chercher Charly ailleurs dans le monde… Dommage. Un peu déçue mais tant pis.

Jeudi 24 mai… Retour à Nouméa

La route se fait vite et bien. Plus du tout de pause photos mais l’occasion de rêver un peu en profitant de ces derniers moments toutes les trois, et de faire le bilan.

Je n’ai pas vraiment d’image de ce que serait un séjour “parfait”. Le concept de “perfection” en voyage m’est un peu étranger. J’aime bien les galères tant qu’elles ne se multiplient pas constamment, j’aime les petites angoisses et doutes que font naitre ce type d’aventure, j’aime les petites catastrophes qui précédent de jolis récits et font sourire plus tard. Mais tout de même…oui ce voyage avait quelque chose de parfait. De par notre complicité, les découvertes toujours plus belles et intenses. Pas une dispute entre nous, pas de réflexion stupide…Je suis heureuse, encore et encore. Et impatiente de voir la suite, et surtout de vivre l’île des Pins.

 

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