On tourne la page et on fait le bilan!

Me voilà à J-2 avant mon arrivée à Nouméa. Tout se met en place d’une façon qui me plait beaucoup. Nico qui vient me chercher à l’aéroport et m’accueille les premiers jours à Nouméa, Hugo que je retrouve samedi soir en compagnie d’autres CS probablement, et mon premier départ à travers l’île mercredi. Une première centaine de kilomètres avec une voiture de location, toute seule pour commencer, avant de rejoindre mes compagnes de voyage. J’en dirais plus sur l’itinéraire prochainement…

Alors l’Australie…Déçue de partir?

Oui et non. Non, car c’est le moment de partir et le moment de tourner une page. Non car aussi étrange que ça puisse paraitre, je pense que je reviendrais. Sur un mode plus détendue et moins prise de tête. Moins de soucis financiers, moins de choses dans la tête, moins d’interrogations quotidiennes et de doutes.

Oui car je n’ai pas tout vu, car je ne suis pas aller au bout de ce projet. Mais il n’y a pas d’échec derrière ce départ. Pour moi l’échec aurait été de rentrer en France et de baisser les bras. Finalement je construis peu à peu un autre projet derrière celui là. Un rêve peut en cacher un autre…

7 mois, 7 coups de cœur :

*Le jardin botanique de Sydney

*L’Opéra et le concert de Jason Mraz

*La Tasmanie

*La Yarra River et Melbourne

*Les rencontres couchsurfing. Jesse et Reeze, Zoltan et Beata, Sally…

*Les animaux et les moments “improbables”. Les petits manchots et les wombats en Tasmanie, les dragons de mer dans la péninsule Mornington, les wallabies et les échidnés un peu partout…

*Découvrir Helpx. Tout n’a pas été toujours rose ni idéal. Mais chaque expérience a apporté son lot de surprises et d’enrichissements…

Je ne reviendrais pas sur les aspects négatifs de ma vie ici. Je tire juste une conclusion toute simple de tout cela : Je préfère me sentir dépaysée que déracinée. L’Australie m’aura trop souvent renvoyé à ce qui est indispensable à mon équilibre, notamment en terme de culture et de gens. C’était la première fois. Je n’ai jamais resenti cela aussi fortement, ni en Afrique, ni en Amérique du sud ou du nord. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas su apprécié certains aspects de ma vie ici ou que je regrette d’être partie. Mais simplement que vivre dans ce pays n’est pas ce qui me correspond le mieux. Je garde de belles images, de belles photos. Et le sourire pour avancer vers d’autres horizons.

Être au pair : de doutes et questionnement en conclusion

Je pense qu’il est plus facile de faire ce genre de mission à 18ans après son diplôme, comme beaucoup de jeunes filles le font en Angleterre par exemple. Sans véritable expérience professionnelle, sans “réalité du terrain”, sans de “trop profondes” valeurs éducatives.

Oui il y a une certaine forme d’exploitation dans ce travail. “Exploitation” consciente si on peut dire…Il faut savoir passer maitre dans l’art de fermer les yeux sur certaines choses. Sur les heures demandées, les exigences des parents, des enfants…

En étant travailleuse sociale, souvent aux contacts des enfants autant que des parents, je ne sais pas fermer les yeux sur certains comportements, ni hausser les épaules. On n’aborde pas ce genre d’expérience de la même façon à 27 ans qu’à 18 ans. De la même façon que Sébastien a eu du mal à se faire regarder de haut par un gars beaucoup plus jeune que lui dans son travail en cuisine à Melbourne, j’ai eu du mal à me faire envoyer bouler et à subir les nombreux caprices des enfants. Trop nombreux.

Ma vie à Ballarat

J’ai tout vu tout en rose dès le départ. Une paye plus intéressante que ce que proposait la plupart des familles, un appartement juste pour moi, mes soirées et mes week-ends de libre.

J’ai vite déchanté, un peu trop vite peut-être mais ce sentiment n’aura fait que se confirmer au fur et à mesure.

Ma vie à Ballarat, c’était un quotidien en banlieue. Des immenses maisons et leurs pelouses artificielles, des gens que je ne vois pas et n’ait même pas la possibilité de saluer. Exactement ce que je fuis depuis des années. Trop loin du centre ville et de tout. Pas de vie de quartier. Beaucoup trop de fatigue le soir pour faire une demi heure de marche à pied et rentrer de la même façon à 23h. Peu de choses à proximité, peu de rencontres, pas de couchsurfers. Non ce n’était pas moi.

Est-ce que j’ai fait une erreur? Définitivement non. Rien ne me dit que je ne serais pas tombée dans un autre piège à Melbourne. Avec des “si” on refait le monde. Aucun intérêt à essayer de refaire celui-ci…

Ce que j’en retiens…

Définitivement que toute expérience est à vivre. Qu’elle soit pénible, merveilleuse, banale, enrichissante…Toute expérience forge des souvenirs et des images que je serais heureuse de faire partager à mon retour. Et que si je dois retenter l’expérience je mettrais peut-être la barre un tout petit peu plus haut. En essayant de lâcher mes “lunettes roses”.

Le prochain post aura un petit parfum de Nouvelle Calédonie! Ce blog fait peau neuve petit à petit. Vous pouvez trouver une nouvelle page : Voyages passés (suite à la suggestion d’un ami), et quelques retouches sur plusieurs pages, notamment ma page de présentation “mes projets et moi”.

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires. Et un grand merci pour tout le soutien que je reçois chaque jour…

A bientôt!

Iris

2 thoughts on “On tourne la page et on fait le bilan!

    • Et elle risque d’être même beaucoup plus longue que prévue… :-)
      Elle s’écrit plutôt bien… Gros bisous ma belle!

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