Lisbonne, mon adorée

C’était au départ la raison première de ce voyage, mais j’aurais finalement terminé ce séjour par Lisbonne. En agissant comme pour chaque coup de foudre que j’ai eu pour une ville : j’ai décidé de ne pas tout voir la première fois. Je n’ai pas fait de balade en bateau jusqu’à Belem, je n’ai pas vu la tour de Belem ni sa fameuse pastelaria. Ce sera pour une autre fois. J’ai choisi de prendre mon temps, et de le perdre en me faisant plaisir.

Lisbonne est un magnifique bazar, un marché de couleurs et de monuments surprenants. J’ai eu la chance de trouver un couchsurfer vraiment adorable qui m’a emmené dans des endroits superbes pour écouter du Fado. Le fado est un genre musical portugais qui prend la forme d’un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. A Lisbonne il est pratiqué aussi bien par des hommes que par des femmes. Il est en général plus entrainant et plus joyeux que celui de Coimbra. J’ai été très profondément touchée par ces chants et ces histoires empreintes de nostalgie. Le 27 novembre 2011 le Fado a été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Pour visiter Lisbonne, j’ai de nouveau choisi de passer par le concept de free-tour (tour gratuit). Des gens de tous âges (mais souvent dans la trentaine et sans emploi, quelquefois dans le tourisme mais pas toujours. Avant toute chose des gens passionnés par leur ville et son histoire) vous font découvrir une ville pendant quelques heures et bien souvent vous font voir des lieux/quartiers moins touristiques que ce que vous pourriez voir avec une agence. En réalité ces tours ne sont pas vraiment gratuits, puisque les guides attendent un petit pourboire de remerciement. C’est à votre bon coeur…et votre discernement pour juger quelle somme vous voulez donner. Vous pouvez trouver ces visites alternatives dans la plupart des grandes villes/capitales du monde entier. Le concept est né à Berlin, puis s’est étendu un peu partout face au succès grandissant de cette formule. Pour ma part je n’ai jamais été déçue. Cela m’a permis de faire de bien belles rencontres et de partager mon déjeuner avec d’autres voyageurs de passage. Et en parlant de repas, ne ratez surtout pas l’occasion de faire un bon goûter à la Confeitaria Nacional, un immense salon de thé-pâtisserie superbe sur la place Da Figueira, où vous pourrez vous rassasiez de nombreux gâteaux pour un prix plutôt dérisoire.

Si vous passez un jour dans cette ville magnifique, vous ferez peut-être la connaissance de José et de ses anecdotes historiques toutes plus surprenantes les unes que les autres :

http://lisbonfreetour.blogspot.fr/

C’est à Lisbonne que j’ai décidé de commencer à voyager avec un meilleur appareil photo, et de ne plus me “gâcher” la vie avec des soucis de netteté ou de zoom. Je reste assez satisfaite de mes photos, mais je serais plus heureuse encore de vous présenter bientôt ma nouvelle acquisition!

Encore une fois, Lisbonne est un coup de coeur, et j’attends avec impatience d’y retourner un jour!

Fin de ce merveilleux voyage…

Sintra, au pays des merveilles

Durant mon voyage j’avais gardé contact avec un de mes amis de Toulouse qui était déjà parti au Portugal. Ce dernier me dit dans un dernier texto : “si tu ne vas pas voir la Quinta de Regaleira à Sintra, je ne t’adresse plus la parole!” … D’accord. J’ai suivi son conseil, connaissant le personnage et sa façon de voyager je me doutais bien que j’allais à la rencontre d’un lieu incontournable du Portugal. J’imaginais déjà un lieu enchanteur et magique. En réalité toute la ville de Sintra regorge de merveilles. Je me suis sentie telle Alice, déambulant d’un pas léger au milieu de tous les trésors féeriques qu’elle découvre.

Le palais de la Regaleira est un ensemble architectural situé dans le Centre Historique de Sintra, ville classée au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Passages secrets, grottes, jardins, terrasses… Le palais est un havre de beauté architecturale.

Obidos, le charme caché…

Ce fut ma première vraie déception au Portugal. Ce genre d’atmosphère hautement touristique ne prédispose pas aux rencontres. En dehors de la toute petite auberge de jeunesse particulièrement jolie et agréable où j’ai pu pratiquer mon espagnol avec une patronne adorable (une fois n’est pas coutume, la patronne ne comprenait pas bien le français et préférait m’entendre parler espagnol plutôt qu’anglais), je n’ai pas trouvé l’ambiance particulièrement chaleureuse.

La spécialité d’Obidos, c’est la Ginja qu’on trouve sous toutes ses formes. Il s’agit d’une liqueur à base de griottes qu’on vous verse dans des petits verres à Ginja dans les “ginjinhas” locales (petits bars à Ginjas), ou dans des petites coupes de chocolat qu’on déguste en même temps que la boisson. Autant tomber sur un petit étal de ginja et coupes de chocolat dans une rue de Porto fut une découverte qui m’avait enchantée, autant en voir tous les 5 mètres dans la rue principale d’Obidos m’a rapidement agacée.

J’avais tout de même décidé d’aller à Obidos pour une raison valable : sa magnifique citadelle, qui valait à elle seule le déplacement jusqu’ici.

Peniche et les îles Berlengas

Il y aura eu beaucoup de beaux moments, d’immenses coups de coeur et de journées magnifiques passées au Portugal. Mais les souvenirs qui me reviendront toujours avec la plus grande clarté et la plus vive émotion seront ceux liés à ces moments vécus sur les îles Berlengas.

J’ai tout d’abord passé deux jours à Peniche où j’ai découvert un autre mode d’hébergement, le logement payant chez l’habitant. Au cours de mes voyages j’ai parfois ressenti ce besoin de faire une pause dans ma course aux rencontres et aux alternatives logement, et cette envie de pouvoir m’offrir un lit sans vider mon compte bancaire m’a plus d’une fois posé problème. Je me suis donc inscrit sur un site internet permettant de louer une chambre pour une somme plutôt intéressante partout dans le monde, parfois pour moins cher qu’une nuit passée dans une auberge de jeunesse. Oui, même si j’aime rencontrer des gens via couchsurfing ou bewelcome, j’ai parfois besoin de ma solitude et de mon indépendance. Et j’ai trouvé là un bon compromis puisque de toute façon on rencontre des gens par ce biais, et parfois des personnes absolument adorables comme ça a été le cas pour moi à Peniche. Repas offerts, thé et biscuits à volonté, conseils et sourires à toute heure… J’ai donc profité d’une belle chambre sous les toits avec vue sur la mer pour un prix très attractif, en partageant le foyer d’une dame généreuse et très prévenante. Que demander de plus?

Je suis partie le lendemain pour les îles avec une vingtaine d’autres passagers. Nous sommes arrivés par bateau aux alentours de midi et la plupart des gens se sont précipités dans le seul restaurant de l’île pour manger. J’ai gardé mon pique-nique pour plus tard et me suis aventurée sur l’île jusqu’à la pointe, sans rencontrer personne. Sentiment étrange que j’ai ressenti en me promenant sur cette île si petite mais aussi convoitée par les touristes, sans être nullement “dérangée” par qui que ce soit (hormis quelques mouettes…).

Nous avons repris le bateau l’après-midi pour un tour autour des grottes, l’occasion d’approcher le fameux éléphant…qui m’a ramené des mois en arrière, devant un sphinx et une poule en Nouvelle Calédonie. Je pourrais bientôt faire un album photo d’animaux rocheux si ça continue…

Coimbra

Après deux journées de flanage très agréable à Aveiro, me voici arrivée dans la ville universitaire la plus ancienne du Portugal. Un nouveau coup de coeur pour cette ville merveilleuse, son université magnifique et ses rues agréables. J’ai jeté un oeil rapide sur la carte offerte par l’office de tourisme avant de me décider à la laisser au fond de mon sac et à me perdre au hasard des rues et de mes envies. Petite pause dans un restaurant un petit peu plus luxueux que d’accoutumée (où j’ai pu savourer un mijoté de cabri cuit dans un vin rouge, absolument divin), et j’ai encore une fois fermé les yeux sur le prix des entrées.

Oui avec tout ça j’ai oublié de vous parler d’une petite tradition dans les restaurants du Portugal qui fait souvent grincer des dents les voyageurs peu ou mal informés.

En vous asseyant à la table de votre restaurant (une grande majorité de lieux adopte cette pratique, que ce soit dans les grandes villes ou en campagne) vous trouverez devant vous toute sorte de petites entrées appétissantes : pâté de sardines, olives, petites tapas…qui vous seront facturées si vous y touchez! Il est bon de le savoir avant de faire quelques scandales parfaitement inutiles et plutôt déplacés… Quoiqu’il en soit j’ai tenu bon les premiers jours, puis j’ai fini par céder et croquer dans tout ce qui se trouvait sur ma table. Pour ceux qui se demandent encore comment on peut manger à la table d’un restaurant tout seul sans éprouver la moindre tristesse, je vous répondrais seulement que pouvoir éviter d’interminables discussions sur l’addition avec des gens plus raisonnables que vous (ce que je ne suis pas toujours) est bien pour moi synonyme de vacances… A la fin du séjour j’ai conclu un accord avec ma conscience et ma carte bancaire (ces deux la ne s’entendent pas toujours…), pas de dessert ni de verre de vino verde si je cède. Bon j’avoue ça n’a pas toujours marché non plus. Mais l’idée était bonne je crois.

Comment ça je ne vous ai pas encore parlé de mon amour pour le “vino verde”?

Ce sera pour une prochaine fois…

Une autre tradition des plus sympathiques : la charcuterie flambée, que vous pouvez voir en photo ci dessus. On peut trouver ces espèces de planches en pierre dans beaucoup de supermarchés et dans des boutiques spécialisées en matériel de cuisine (à ne pas acheter dans les boutiques à touristes au risque de payer ça au prix fort)

On verse de l’alcool dans le fond qu’on fera ensuite flamber juste après y avoir déposer la charcuterie, piquée au préalable sur toute sa longueur et des deux côtés (charcuterie portugaise cela va de soi!). Mon premier couchsurfer m’a fait tester avec de l’alcool à 90, solution naturellement plus économique (non ne faites pas la grimace, le parfum s’évapore avec la cuisson…), mon second couchsurfer m’a fait essayer avec du Cognac. Bon s’il est vrai que le parfum infect de l’alcool à 90 s’évapore, le parfum du cognac sur la charcuterie quant à lui reste un peu et donne un goût plutôt agréable. A décider en fonction des finances. Une petite trouvaille plutôt simple mais qui séduit à tous les coups!

Aveiro et sa douceur de vivre

Surnommée à juste titre la “Venise portugaise”, Aveiro est un petit bijou de douceur.

Aveiro est la capitale portugaise du sel et, dans les bateaux traditionnels, on récoltait les algues utilisées ensuite pour fertiliser les dunes environnant la Ria. J’ai par ailleurs embarqué dans un de ces bateaux, grande attraction qu’on vous proposera dès votre arrivée (dans toutes les langues et avec le sourires svp!). Oui c’est touristique mais ô combien agréable et sympathique! Tarif dérisoire (5 euros la balade d’une heure), et on vous montre les principaux monuments de la ville et la technique de récolte du sel.

Son école de sculpture est également réputée et l’on retrouve de jolies oeuvres d’art un peu partout à travers la ville.

Aveiro a une autre particularité : les ovos moles (oeufs mous), une patisserie à base de jaune d’oeuf, très sucrée et fondante… mais qui ne fait pas toujours l’unanimité! Personnellement j’ai adoré, j’en ai dévoré tant et plus, sans écouter ma pauvre conscience apeurée à l’idée de ce qu’une indigestion d’ovos moles peut faire à l’organisme… Puis comme il est bon de faire une pause, autant passer à une autre curiosité locale : les tripas (qui n’ont bien sûr rien à voir avec nos tripes. Je n’ose d’ailleurs pas imaginer le mélange tripes et ovos moles dans une même journée).

Je suis donc restée dans le même ton gastronomique, à savoir le sucré. J’ai photographié la description des tripas, dans un français quelque peu douteux mais qui m’a bien fait rire. A quelques pas de là j’ai trouvé un centre diététique… Coïncidence? Je n’ai pas pensé à rentrer pour poser la question (non en vérité je peux vous l’avouer je n’ai pas osé…)

Pour le petit clin d’oeil final, une fois lu la recette des tripas, je vous laisse imaginer la garniture à base d’ovos moles. Oui je comprends que ça puisse faire un petit peu peur…ceci dit ça existe bel et bien!

Bien évidemment je suis restée “classique”. Une bonne rasade de chocolat!

Guimaraes

Deuxième et dernière escapade dans les alentours de Porto. Visite du château-fort médiéval et promenade dans cette jolie ville paisible.

Braga

Escale d’une journée dans la belle ville de Braga durant mes deux semaines de séjour à Porto. J’ai visité la ville en compagnie d’une autre volontaire de l’auberge et logé chez deux sympathiques couchsurfers.

Porto mon intrigante

Septembre 2012, retour de neuf mois en Océanie et arrivée en France. J’avais encore cette très forte envie de me retrouver seule quelques temps en pays inconnu avant de retrouver mon quotidien et ma routine française. J’ai décidé de mettre le cap sur le Portugal pour un mois. Une fascination de longue date pour Lisbonne a guidé ce choix. J’ai donc cherché la façon la plus économique de gagner le pays, et le voyage en bus avec eurolines s’est tout naturellement imposé. J’ai trouvé un aller simple pour Porto depuis Bordeaux, et un retour vers la même ville depuis Lisbonne, tout ça pour une centaine d’euros…une belle opportunité.

Un autre facteur a joué dans ce choix de voyage : la nourriture. J’ai visité la Pologne il y a quelques années. Je n’y allais pas spécialement pour la cuisine, mais j’ai découvert le bonheur de rentrer dans des restaurants avec ce même plaisir des yeux que celui qu’on a en visitant un beau musée. Un véritable attrait culturel que j’ai pu retrouver aux hasards des rues et à chaque soirée de ce séjour passé. J’ai toujours su que je pourrais un jour visiter un pays uniquement pour sa gastronomie, goûter les spécialités, faire le tour des restaurants, passer des heures à manger et laisser le temps filer autour d’un bon repas… Le Portugal regorge tellement de gourmandises et de saveurs curieuses que j’avais envie de voir le pays sous cette approche. Une grosse partie de mon budget sera d’ailleurs partie dans ces diverses curiosités locales, de la dégustation de Portos en passant par les pâtisseries, jusqu’aux plats copieux et délicieux en terrasse de restaurants. Une cuisine simple mais inventive…

Revenons-en à la ville de Porto. J’y ai trouvé ma troisième mission Helpx, ou disons plutôt mon troisième type d’expérience avec ce site. J’ai eu l’occasion de travailler dans des fermes en Bolivie et en Australie, de préparer les repas et promener le chien de la maison (!) pour une famille en Tasmanie, et me voici dans la mission que j’attendais le plus impatiemment depuis longtemps : travailler dans une auberge de jeunesse.

J’aime vraiment le “concept” d’auberge de jeunesse. L’occasion de rencontrer des gens de partout dans le monde, la facilité qu’on peut avoir à échanger autour d’un verre ou dans un dortoir, l’ambiance bon enfant. C’est finalement ce qu’on en fait que je n’aime pas, une solution économique qui présente plus de désavantages qu’autre chose, maquillée par cette facilité de penser “je paye moins donc j’ai naturellement droit à moins”. Un concept d’hébergement à bas prix qui permet souvent aux propriétaires de passer outre sur l’hygiène et la tenue des lieux. Un prix pas toujours si bas lorsqu’on tient compte de tout ça… J’ai peut-être une trentaine de nuits en auberge de jeunesse à mon actif, un peu partout dans le monde, et hormis au Québec j’ai souvent été déçue. Ce qui ne m’a jamais enlevé cette envie d’approcher de plus près cet univers et de voir comment on y travaille.

Mon bilan sera le même que pour toute expérience helpx : choisir une mission qui apporte un apprentissage, quel qu’il soit, est la meilleure façon de ne pas être déçu. Je suis repartie avec un véritable bagage, le sentiment d’avoir appris quelque chose d’enrichissant et d’avoir approché les gens d’une façon aussi authentique qu’avec couchsurfing ou bewelcome. Je bannis les termes de positif ou négatif à présent. Je ressens à présent l’envie de revenir d’une mission helpx en ayant ce petit “truc” à faire rejaillir, cette envie de raconter une anecdote originale, de me remémorer une rencontre incroyable. S’il faut tout de même parler du bon et du mauvais dans les grandes lignes je me prête volontiers au jeu.

Le travail en réception tout d’abord, n’est pas bien compliqué. Le plus gros enjeu sera de se familiariser avec l’ordinateur et le logiciel d’enregistrement des voyageurs. Mon boulot consiste à accueillir les gens, leur attribuer un numéro de chambre et de lit en dortoir, un code d’entrée pour leur chambre et la porte principale, ainsi qu’une clé. Vient ensuite la remise des draps, l’accompagnement jusqu’aux étages et les quelques règles de la maison à expliquer. Durant la journée je me tiens à disposition pour les quelques renseignements dont les gens pourraient avoir besoin : où écouter un fado à proximité, quel est le métro le plus proche, le supermarché le plus près de l’auberge… Le fait de parler espagnol et anglais m’aura bien aidé pour sympathiser avec les gens de la maison, certains venant même me voir en fin de journée pour parler ou m’offrir un verre. Un travail finalement assez simple dans une auberge joliment tenue, bien située et agréable à vivre. Une première…ou presque.

Le moins bon… Malheureusement l’approche avec l’équipe de direction, quasiment absente. J’ai découvert très vite que la maison tenait grâce à Helpx et aux volontaires. C’est par ailleurs grâce à une autre volontaire que j’ai obtenu les réponses qui me manquaient quant à l’organisation et l’accueil, ou bien les soucis que je pouvais rencontrer avec l’ordinateur. On choisit rapidement son camp : je préfère ne pas y penser, ou j’en pense le plus grand mal. Je me suis placée entre les deux. Je préfère penser que c’est mal mais que je ne reste que deux semaines, alors évitons de trop focaliser la dessus… En tant qu’helpers nous ne sommes que des voyageurs de passage nous aussi. J’ai rencontré tant et plus de gens m’avouant être déçu de ne pas avoir fait assez, de ne pas être resté assez longtemps pour voir le fruit de leur travail ou l’évolution de ce qu’ils ont construit. Je ne cherche pas à laisser ma “patte” où que ce soit, mais plutôt à saisir une réalité que seul le volontariat me permet d’approcher.

Je préfère passer par Helpx plutôt que par le wwoofing, ce dernier site me donnant trop souvent le sentiment d’offrir mes services gratuitement pour une maigre contrepartie… Le côté “physique” du travail rendu en ferme, la plupart du temps pour 5 ou 6 heures par jour, mérite à mes yeux davantage que le logement et le couvert. Si chacun y trouve son compte alors pourquoi pas, mais je sais que je préfère envisager le wwoofing comme une alternative de dernière minute et non plus comme une expérience de voyages pour plus de deux semaines. J’ai rencontré plusieurs personnes ayant choisi de voyager exclusivement de cette façon là pendant un an ou deux, et je sais qu’aujourd’hui j’en serais incapable. Loger chez l’habitant répond suffisamment chez moi à ce besoin d’approche des populations locales. Quant à Helpx, j’apprécie vraiment les différentes opportunités de volontariat et ses choix d’implications. Il est par exemple possible dans certains pays de trouver des missions pour seulement deux heures par jours, en échange de l’hébergement et du petit déjeuner. Ce qui se révèle pratique lorsqu’on tient à garder du temps libre dans la journée pour vagabonder et découvrir les alentours. Et en parlant de vagabondage, il me semble que je m’éloigne…

Porto mon intrigante…

Ryanair ayant ouvert récemment une ligne low-cost vers Porto depuis plusieurs villes, il devient difficile de ne pas croiser des touristes un peu partout dans la ville et à toute heure… mais sans que cela en devienne étouffant pour autant. J’ai aimé son atmosphère, ses fados, la douceur de certaines de ses ruelles. Et cette impression de joyeux bazar, cette façade d’antiquité trompée par le moderne, ce jeu de neuf et de vieux qui se confond partout dans la ville. J’ai cédé aux chants des sirènes sous les bateaux du Douro et joué les touristes, vendu mon âme contre quelques verres de Porto. J’irais la rechercher un jour…En attendant le voyage continue, avec 7 étapes au programme avant d’atteindre Lisbonne, enfin. Route vers Braga, Guimaraes, Aveiro, Coimbra, Peniche et les îles Berlenghas, Obidos et Sintra.