Quand tout arrive si vite…

Quelques vœux de fait il y a quelques mois, et voici que tout se réalise comme par magie maintenant… d’où cette course contre le temps, les courriers en retard (Simon, Dominique je m’excuse encore une fois), les articles de blog qui n’arrivent pas…

Mais je redescends sur terre bientôt c’est promis! :)

Pour le moment je savoure… Un premier voyage de clown en Inde en février, un périple Lille/Bruges à venir dans dix jours, et surtout, surtout, le partenaire de route de mes rêves, baptisé “Pitoune”. En attendant un récit plus riche et plus long, je vous montre quelques photos de mon nouvel ami que je récupère dans 2 semaines. Facile à conduire (je l’ai testé hier avec grand bonheur), je planche déjà sur notre premier voyage…

Côte de granit rose, côté terre

Le temps étant au beau fixe, Baptiste et moi avons fait une partie du sentier des douaniers cet après-midi là. Sous un soleil aussi puissant, rendant la mer d’une pureté et d’une couleur si belle, on ne sait plus si nous sommes en France ou sur une île à l’autre bout du monde… J’inscris ce circuit comme l’une des plus belles promenades que j’ai pu faire en France.

Côte de granit rose, côté mer

C’était il y a deux ans, je venais à Lannion pour la première fois avant de rejoindre Brest et Ouessant où je partais à la rencontre de Miossec pour le festival de l’ilophone avec mon ancien compagnon. Nous nous étions arrêtés à la plage de Trestraou où nous avions fait une jolie balade, sans pouvoir nous attarder plus à cause de notre planning très chargé.

Cette fois-ci j’ai eu la chance de pouvoir voir les célèbres rochers de plus près, de voir la côte de granit rose côté mer, puis côté terre l’après midi. Le ciel étant assez gris lors de cette première balade les photos ne sont pas les plus belles de cette journée, mais offre tout de même un bon aperçu de ce qu’on peut observer depuis le bateau.

Expédition à Sept-îles

Samedi 1er juin, deuxième et dernier jour de formation pour mon emploi de cet été (directrice de séjour adapté pour ceux que je n’auraient toujours pas mis au courant), me voila donc repartie en Bretagne. Je suis arrivée deux jours avant et restée jusqu’au lundi, avec la ferme intention de profiter encore un petit peu de la basse saison (qui est plutôt une moyenne-presque haute saison dans cette région, comme me l’expliquera plus tard Baptiste).

J’en profite donc pour rejoindre mon ami Baptiste que je n’ai pas vu depuis deux ans et qui vit toujours à Lannion. J’ai décidé de faire une excursion sur Sept-Iles. Je partirai de Perros Guirec et je lui demande s’il peut m’héberger à Lannion qui se trouve juste à côté, ce qu’il accepte avec plaisir.

Sept-îles (qui est également une ville du Québec rappelons-le!) est un petit archipel à sept kilomètres de Ploumanac’h, bien connu pour ses magnifique roches de granit rose. L’archipel a été classé Site Naturel Protégé en 1912 puis Réserve Naturelle en 1976. Avec plus de 20 000 couples d’oiseaux marins et 27 espèces nicheuses, c’est la plus importante réserve du littoral français.

Ce qui m’intéresse particulièrement dans cette sortie en mer est l’opportunité d’approcher des macareux moines.

La chasse de loisir, le braconnage et la pollution lumineuse sont des causes de la menace d’extinction du macareux. Les plus grandes colonies se retrouvent en Amérique du nord (Canada et aux îles de la Madeleine notamment, pour le second petit clin d’oeil!), en Islande et en Europe du nord. Nous avons la chance d’avoir une colonie à Sept-îles, ce qui fait du macareux moine l’emblème de la ville de Perros-Guirec de par sa proximité, mais il est avant toute chose l’emblème de la LPO, Ligue de Protection des Oiseaux. (et également l’emblème de la bière Britt, dont nous avions visité la micro-brasserie à Tregunc avec Nico. Mais là je ne vois aucune explication à l’apparition de l’oiseau sur les étiquettes de leur bière, affaire à suivre! :)

Etant allergique au tourisme de masse et à la foule lors d’expéditions qui me tiennent particulièrement très à coeur, je n’ai qu’à moitié bien vécue cette sortie. Il est possible de voir des phoques gris et des fous de Bassan aux Sept-îles, ce qui est là encore très amusant puisque j’avais vu les mêmes animaux lors de ma sortie en mer sur l’île Bonaventure au Québec (3ème clin d’oeil!). Ce qui m’a aussi rappelé, un peu nostalgique, que les sorties de ce type au Québec sont un peu plus “familiales” et moins remplies à ras-bord. Pour les gens qui me trouveraient un peu “chialeuse”, je vous assure que se préparer à une expédition pour observer des animaux, activité que vous projetez toujours avec le même plaisir et la même frénésie, et se retrouver sur un énorme bateau au milieu d’une foule de gens est un peu frustrant et laisse un goût un peu amer…surtout après avoir connu les expéditions québécoises en zodiac.

Quoiqu’il en soit, j’ai bien vu des macareux moine! J’y ai également vu l’opportunité de me laisser aller à un bon fou rire, devant ma pauvre naïveté… En effet le macareux est un oiseau minuscule! Ce qui peut difficilement se deviner lorsque l’on parcourt des photographies sur des livres ou internet, puisque les photos d’ornithologie montrent le plus souvent les espèces de façon très rapprochée, ce qui rend le macareux de taille tout à fait normale sur une image (mais oui je vous l’accorde être petit n’a rien d’anormal!).

Ci dessous la photo la plus “nette” que j’ai pu faire (Malheureusement je tremblais quelque peu et le macareux ne m’a pas trouvée assez irrésistible pour se rapprocher davantage de moi)

Puis quelques fous de Bassan que j’ai revu avec un vrai plaisir (l’espèce, pas les oiseaux, je crois que personne n’est venu de Québec spécialement pour moi ce jour là… d’authentiques phoques bretons, et d’authentiques fou de Bassan bretons aussi, oui messieurs-dames!)

Et enfin mes sympathiques phoques prenant comme bien souvent la pose…

Au final balade intéressante, qui aurait été beaucoup plus riche en émotions si j’avais pu vivre l’expérience dans une atmosphère plus “paisible” à mon goût. Mais justement tous les goûts sont dans la nature on ne se le rappelle jamais assez…

J’ai néanmoins adoré la seconde partie de cette expédition, consacrée à l’observation de la côte de granit rose, côté mer. A suivre…

 

Ille-sur-Têt

Me voici approchant doucement de la date de mon anniversaire, avec l’envie de faire quelque chose de spécial, mais comme cette année le 27 mai tombe un lundi  les choses s’avèrent plus compliquées…

Nico me recontacte la semaine précédente, avec la nostalgie de la Bretagne et du beau temps. En effet on est vraiment dans une mauvaise semaine pluvieuse et grise, le genre de temps qui nous donnerait envie de rester sous la couette…ou de partir chercher le soleil ailleurs!

Il a du temps devant lui, quelques jours de vacances, l’envie de partir à l’inconnu. Moi à l’inverse j’ai une idée assez précise d’une expédition qui me tient à coeur. Finalement nous nous rejoindrons une fois de plus sur notre façon de voir notre expédition. Alors pourquoi pas faire quelque chose de spécial pour mon anniversaire mais en avance? Au diable les superstitions…

Voila à peu près un an et demi que je me passionne pour la géologie. Beaucoup plus d’un point de vue esthétique que scientifique, même si les écrits sur l’origine des roches et leur formation m’intéresse tout de même. Ce n’est pas une activité qui est apparu dans ma vie soudainement et pour laquelle je consacre des heures, mais plutôt un vif intérêt que je peux exploiter à loisir lors de mes voyages. Je pense par ailleurs me souvenir que tout a commencé le jour où j’ai été touchée par une des plus belles formations rocheuses du monde, dans le parc de Maria Island qui se trouve en Australie (Tasmanie plus précisément, et non ce n’est pas seulement moi qui le dit : http://www.topito.com/top-rochers-impressionnants numéro 32 pour voir les “painted cliffs”, les falaises peintes de Maria Island…Si vous aussi cet article vous donne des envies de voyage c’est normal. Si ça ne passe pas dans les prochaines heures, n’hésitez pas à consulter un médecin…Il se peut que ça s’aggrave)

Nous avons nous aussi en France quelques spécimens d’une rare beauté et nous sommes partis en explorer un pendant une petite virée de deux jours : le site des orgues d’Ille-sur-Têt.

Les orgues sont en réalité des “cheminées de fée”. Il se peut que l’expression ne vous dise rien, mais nous avons presque tous eu l’occasion d’en voir en biologie, ou au travers de livres ou articles/reportages relatifs aux voyages. Pour n’en citer que quelques-unes particulièrement célèbres : celles de la région de Cappadoce en Turquie, ou du parc de Bryce Canyon aux Etats-Unis (que je rêve tout particulièrement de voir un jour).

Les cheminées de fée sont des colonnes naturelles de roches, créées par différents phénomènes d’érosion. Une partie de la composition de ces cheminées du site d’Ille-sur-Têt est appelée “bad-land”, soit mauvaise terre, beaucoup moins poétique (car mauvaise pour l’agriculteur ou éleveur qui voit sa terre partir avec les pluies), mais la “sculpture” qui en résulte est une merveille pour nos yeux, particulièrement au lever ou au coucher du soleil. Et du soleil nous avons eu la chance d’en avoir durant ces deux jours…à croire qu’il était bien parti se réfugier en Cerdagne!

Pour en revenir à notre programme… il n’y a en réalité pas vraiment eu de programme, si ce n’est celui qui s’est décidé au fur et à mesure. J’aime utiliser au mieux mon temps lorsque je n’en ai pas beaucoup, ce qui était le cas cette fois-ci. Mais pour une fois, la première, j’ai décidé de laisser le hasard nous guider et tant pis si nous ne ferions pas grand chose de plus qu’Ille-sur-Têt pendant ces deux jours…

J’ai cette fois-ci rejoint Nico à Toulouse, et nous sommes partis à 11h avec une sympathique passagère supplémentaire dans la voiture. Nous avions en effet prévu de nous arrêter pour manger à Narbonne et nous avions donc proposer le trajet sur le site de covoiturage. Sabrina qui connaissait bien la ville nous a recommandé d’aller au restaurant d’amis à elle, le “Melting Pot”. Une merveille…une cuisine inventive, délicieuse et copieuse pour un prix plus que correct. Rajoutez à cela un service attentionné et souriant, que demander de plus? Nous ressortons ravis sous un soleil un petit peu joueur et des nuages taquins. Nous décidons tout de même de prendre le temps de visiter le centre ville de Narbonne, qui ma foi se parcourt tout de même assez vite… On s’interroge, on se demande où s’arrêter ensuite, puis nous finirons par suivre les conseils des gens qui nous parlent beaucoup de Gruissan… et qui nous aura au final beaucoup plu.

Nous serons au site d’Îlle-sur-Têt en fin d’après-midi, sous un soleil radieux. La balade ne prend qu’une heure, mais on se perd avec délice dans la contemplation des roches et du paysage, il est donc plus intéressant de prévoir plus large en terme de temps.

Le site se situe à un peu plus de deux heures de Toulouse. Je ne peux que vous recommander de flâner un peu à Narbonne (et pourquoi pas de vous arrêter au “Melting Pot) avant de rejoindre Ille-sur-Têt. Et si le coeur vous en dit, et si vous avez le temps, restez un peu plus longtemps dans cette région qui a tellement de trésors à offrir. La région de mon enfance et de mes vacances de Pâques… Merci Nico! :)

Cap de la chèvre

Nous voilà arrivés au sud de la presqu’île de Crozon. Ce site fait partie du parc régional d’Armorique. J’ai eu beau cherché je ne vois pas bien le rapport avec la chèvre…Je me plongerais dans des recherches un peu plus  actives un jour prochain…

Cette petite expédition est passée bien vite. Un petit bilan et coups de coeur sur cette petite aventure :

-Venir tôt (voir très tôt) le matin est toujours plus sympa (particulièrement sur la pointe du Raz). Vous êtes surs d’avoir moins de monde et de pouvoir tout de même profiter d’une belle lumière…

-La qualité des sites de camping. Nous avons dormi deux fois sous tentes, une fois à Camaret et l’autre fois à Carnac sur le retour. Sites très accueillants, tout autant que le personnel, prix vraiment attractifs.

-Les formidables micro-brasseries, si vous aimez la bière bien évidemment. Ca vaut le coup de s’arrêter à Concarneau pour tester la Tri Martolod, et la Britt à Tregunc. (pour ne citer que celles-la)

-La “potion magique”, à Carnac. Un restaurant avec un petit quelque chose bien à lui…

Nos adresses :

Pour la bière…

à Concarneau : http://www.trimartolod.fr/

à Tregunc : http://www.brasseriedebretagne.com/

Pour bien manger…

http://www.carnac.info/creperie-la-potion-magique.html

Pour bien dormir…

à Camaret : http://www.trezrouz.com/

à Carnac : http://www.camping-etang.fr/

Pointe de Pen-Hir

La pointe du Raz est labellisée “grand site de France” et considéré comme l’un des lieux les plus emblématiques des côtes granitiques de Bretagne. J’ai de suite compris pourquoi. C’est effectivement magnifique. Ce que j’ai moins saisi finalement, c’est pourquoi on ne parle pas autant de la pointe de Pen-Hir. Peut-être pour garder le mystère…

C’est pourtant le site que j’ai préféré, à mes yeux beaucoup plus sauvage, marqué d’une sorte de folie insaisissable. Falaises déchiquetées, pierres et roches qui semblent vouloir se bousculer et retrouver la mer, un immense berceau de pierre qu’on pourrait contempler des heures durant. Cet endroit est tout simplement somptueux.

Pointe du Van

Petite soeur de la pointe du Raz, moins fréquentée, moins touristique… Balade très agréable aussi.

La pointe du Raz

Pointe de Penmarc’h

Deuxième jour de route, tout est fermé, tout est désert, forcément c’est férié. Il fait un temps magnifique, que demander de plus?

Oui, bien sûr, que le temps ne change pas. On a croisé très fort les doigts (les doigts de pieds aussi, juste pour être sur, mais j’étais toute seule à le faire vu que Nico était trop occupé à conduire. J’en déduis donc que c’est de sa faute s’il a plu un peu le premier jour). Mais voila, on a eu une chance incroyable, soleil magnifique sur tout notre voyage, c’était formidable.

De toute façon la Bretagne, on l’aime comme ça et on ne vient pas pour râler! Non mais!

Faire de la route avec juste une carte en poche et pas d’idées précises de ce qu’il y a à voir sur les sites a son charme. Néanmoins lorsqu’on arrive devant la jetée, on ne voit pas les rochers auxquels on s’attendait et on se sent un peu perdu. Le paysage est joli mais rien de très…rocheux. On se demande si on est au bon endroit, puis on se dit que le demander directement à quelqu’un ce sera mieux.

“La pointe de Penmarc’h? Oui vous y êtes. Vous cherchez les rochers de Saint-Guénolé sans doute…?”

Et voila, une demi-heure plus tard on y est, avec un joli rayon de soleil et des vagues qui nous offrent un superbe panorama, ce qui n’est pas sans me rappeler un petit peu la côte de granit rose.