Sentier Ernest Laforce : trois orignaux et une perdrix

Quand on veut absolument voir des orignaux, il faut absolument faire le sentier Ernest Laforce. Alors forcément on a absolument voulu retenter le stop vers le parc national de la Gaspésie. On avait prévu de faire le Mont Albert mais ce sera finalement pour le lendemain. Cap sur les orignaux!

Cette fois-ci nous attendrons seulement 5 grosses minutes. Nous croisons un sympathique trio de montréalais en vacances pour 5 jours qui nous embarquera jusqu’à l’entrée du parc national de la Gaspésie. Ils veulent faire une dernière balade, mais comme ils ont fait le Mont Albert la veille ils veulent quelque chose de moins fatigant. Après avoir testé “l’auto-stop alternatif”, on teste donc “l’auto-stop persuasif”… “Hey les gars, ça vous dirait de faire le sentier Ernest Laforce avec nous?”

Oui, parce que ce qu’on avait pas prévu c’est que suivant les randonnées qu’on choisit, il faut parfois recommencer à lever le pouce dans le parc… en plus de ses bâtons de rando et de son eau, ne pas oublier sa patience… Mais la chance nous sourit, les gars aussi, et on embarque tous ensemble. Ouf, on peut ranger notre pouce et faire enfin marcher nos jambes sans avoir à se prendre la tête (vous me suivez toujours? Ok)

Voila, ça y est, j’ai vu des orignaux ailleurs que dans des parcs animaliers, et ça c’est grandiose!!

Mais sinon, vous savez si les orignaux mangent des têtes de violons? (Non je posais juste la question comme ça…aucune importance)

Mont St-Pierre, on a testé le “stop alternatif”!

1er matin sur la plage, et je peux d’ores et déjà faire un bilan de mes derniers achats : ma tente est extra, mon sac de couchage parfait. C’est la première fois que j’ai l’impression d’être sous la couette en camping, ce duvet est ultra confortable, la tente solide et suffisamment spacieuse pour une personne tout en restant très légère. Réveil de bonne humeur suivi d’un agréable petit déjeuner sous le soleil.

Nous avons prévu de partir dans le parc national de la Gaspésie. Il parait que le stop en Gaspésie marche très bien. Au vu de ma dernière expérience il y a deux ans j’aurais tendance à dire que tout dépend de l’heure et de la saison, mais on tente quand même le coup. Tout a très bien marché pour aller faire les courses la veille en fin d’après-midi, alors on retente le coup de bon matin. Et là on se rend vite compte qu’on ne s’est pas levées assez tôt (au bord de la route à 10h un matin de vacances, ça nous paraissait pourtant pas mal…). Malheureusement toutes les voitures vont dans l’autre sens…C’est là que l’idée de tester le “stop alternatif” nous est venu. Enfin surtout moi je crois puisque l’idée a fait un peu peur à Delphine au départ.

Le principe : vous avez deux sorties de prévues dans la région, dans deux directions différentes, plusieurs jours devant vous, et vous êtes deux? C’est à celui qui aura le plus de chance, un pile ou face de l’auto stop. Un qui lève le pouce d’un côté de la route, le deuxième de l’autre côté, et que le plus chanceux gagne! Pour le coup, ça a été moi. Bon les gens ne comprennent pas forcément trop bien pourquoi la deuxième personne de l’autre côté de la route traverse et vient aussi dans la voiture, mais après explication ça fait rire et c’est le principal! Nos sympathiques conducteurs nous emmèneront donc au pied du Mont-St-Pierre (capitale du deltaplane dans l’est du Canada!) que nous grimperont dans la journée. Le parc national de la Gaspésie ce sera pour une prochaine fois (en l’occurrence le surlendemain)

Ste-Anne-des-Monts et la Tourelle

Photographier la petite Tourelle avant que le temps nous la prenne…

09/06 – Me voila au Québec avec Delphine depuis quelques jours pour un peu plus de deux semaines. Après une arrivée à Montréal et les premiers jours à Québec sous un ciel maussade, nous prenons la route pour la Gaspésie. Notre plan est de faire l’aller-retour en covoiturage, et les excursions alentours en auto-stop (ou plutôt “sur le pouce” comme on dit au Québec), comme je l’avais déjà fait deux ans auparavant. Nous avions en tête de passer deux jours à Ste-Anne-des-Monts, puis de continuer vers Gaspé et le parc Forillon. Finalement mon envie de prendre les choses “relax” et de stopper ma “planification aiguë” me reprendra lors de ce voyage au Québec, et nous stopperons notre voyage en Gaspésie à Ste-Anne-des-Monts, sans aller plus loin, en accord avec Delphine. Pour ceux qui ont déjà posé le pied à l’auberge du Sea Shack, il est plutôt aisé de comprendre pourquoi. Le temps s’est arrêté la bas, et l’on retrouve le goût des petits plaisirs simples. Une discussion au coin du feu sur la plage, un thé partagé dans le salon de l’auberge, une balade au coucher du soleil, une baignade en fin de journée dans le spa, une bière à la main (ça c’est facultatif mais je continue à ranger ça dans mes petits plaisirs simples!)

Nous partirons assez tôt de Québec le dimanche pour arriver en début d’après-midi à Ste-Anne-des-Monts. Nous avons choisi de camper sur la plage, et nous avons chacune amener notre tente une place…que nous venons d’acheter et que nous n’avions jamais planté auparavant! Grosse galère à monter dans le vent, nos petits manuels explicatifs dans une main, un piquet dans l’autre, et je découvre qu’il manque justement trois piquets à la mienne, ce qui n’arrange pas les choses! Mais après une petite récolte de grosses pierres et deux sardines prêtées par Delphine, ma petite tente a fière allure et tiendra sans problème durant ces cinq jours. Nous décidons de passer la journée à marcher aux abords de Ste-Anne-des-Monts,  à la recherche de la “petite tourelle”.

J’ai mis du temps à trouver des informations sur ce monolithe, mais il me tenait vraiment à coeur de le voir et de le photographier. Je pourrais regrouper dans ce post toutes les informations glanées ici et là, mais je préfère vous mettre un lien vers un article qui relate l’histoire de ce lieu, article vraiment très intéressant et bien écrit.

http://www.journallepelletier.com/pages/histoire-de-tourelle-saint-joachim-de-tourelle-sainte-anne-des-monts.html

J’ai photographié la 3ème tourelle sur le chemin du retour, sans savoir ce que c’était. C’est seulement à mon retour que je suis tombée sur cet article et que j’ai fait le rapprochement. Vous trouverez la photo juste avant les clichés de coucher de soleil, au milieu (amas de roches à côté du sapin).