On tourne la page et on fait le bilan!

Me voilà à J-2 avant mon arrivée à Nouméa. Tout se met en place d’une façon qui me plait beaucoup. Nico qui vient me chercher à l’aéroport et m’accueille les premiers jours à Nouméa, Hugo que je retrouve samedi soir en compagnie d’autres CS probablement, et mon premier départ à travers l’île mercredi. Une première centaine de kilomètres avec une voiture de location, toute seule pour commencer, avant de rejoindre mes compagnes de voyage. J’en dirais plus sur l’itinéraire prochainement…

Alors l’Australie…Déçue de partir?

Oui et non. Non, car c’est le moment de partir et le moment de tourner une page. Non car aussi étrange que ça puisse paraitre, je pense que je reviendrais. Sur un mode plus détendue et moins prise de tête. Moins de soucis financiers, moins de choses dans la tête, moins d’interrogations quotidiennes et de doutes.

Oui car je n’ai pas tout vu, car je ne suis pas aller au bout de ce projet. Mais il n’y a pas d’échec derrière ce départ. Pour moi l’échec aurait été de rentrer en France et de baisser les bras. Finalement je construis peu à peu un autre projet derrière celui là. Un rêve peut en cacher un autre…

7 mois, 7 coups de cœur :

*Le jardin botanique de Sydney

*L’Opéra et le concert de Jason Mraz

*La Tasmanie

*La Yarra River et Melbourne

*Les rencontres couchsurfing. Jesse et Reeze, Zoltan et Beata, Sally…

*Les animaux et les moments “improbables”. Les petits manchots et les wombats en Tasmanie, les dragons de mer dans la péninsule Mornington, les wallabies et les échidnés un peu partout…

*Découvrir Helpx. Tout n’a pas été toujours rose ni idéal. Mais chaque expérience a apporté son lot de surprises et d’enrichissements…

Je ne reviendrais pas sur les aspects négatifs de ma vie ici. Je tire juste une conclusion toute simple de tout cela : Je préfère me sentir dépaysée que déracinée. L’Australie m’aura trop souvent renvoyé à ce qui est indispensable à mon équilibre, notamment en terme de culture et de gens. C’était la première fois. Je n’ai jamais resenti cela aussi fortement, ni en Afrique, ni en Amérique du sud ou du nord. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas su apprécié certains aspects de ma vie ici ou que je regrette d’être partie. Mais simplement que vivre dans ce pays n’est pas ce qui me correspond le mieux. Je garde de belles images, de belles photos. Et le sourire pour avancer vers d’autres horizons.

Être au pair : de doutes et questionnement en conclusion

Je pense qu’il est plus facile de faire ce genre de mission à 18ans après son diplôme, comme beaucoup de jeunes filles le font en Angleterre par exemple. Sans véritable expérience professionnelle, sans “réalité du terrain”, sans de “trop profondes” valeurs éducatives.

Oui il y a une certaine forme d’exploitation dans ce travail. “Exploitation” consciente si on peut dire…Il faut savoir passer maitre dans l’art de fermer les yeux sur certaines choses. Sur les heures demandées, les exigences des parents, des enfants…

En étant travailleuse sociale, souvent aux contacts des enfants autant que des parents, je ne sais pas fermer les yeux sur certains comportements, ni hausser les épaules. On n’aborde pas ce genre d’expérience de la même façon à 27 ans qu’à 18 ans. De la même façon que Sébastien a eu du mal à se faire regarder de haut par un gars beaucoup plus jeune que lui dans son travail en cuisine à Melbourne, j’ai eu du mal à me faire envoyer bouler et à subir les nombreux caprices des enfants. Trop nombreux.

Ma vie à Ballarat

J’ai tout vu tout en rose dès le départ. Une paye plus intéressante que ce que proposait la plupart des familles, un appartement juste pour moi, mes soirées et mes week-ends de libre.

J’ai vite déchanté, un peu trop vite peut-être mais ce sentiment n’aura fait que se confirmer au fur et à mesure.

Ma vie à Ballarat, c’était un quotidien en banlieue. Des immenses maisons et leurs pelouses artificielles, des gens que je ne vois pas et n’ait même pas la possibilité de saluer. Exactement ce que je fuis depuis des années. Trop loin du centre ville et de tout. Pas de vie de quartier. Beaucoup trop de fatigue le soir pour faire une demi heure de marche à pied et rentrer de la même façon à 23h. Peu de choses à proximité, peu de rencontres, pas de couchsurfers. Non ce n’était pas moi.

Est-ce que j’ai fait une erreur? Définitivement non. Rien ne me dit que je ne serais pas tombée dans un autre piège à Melbourne. Avec des “si” on refait le monde. Aucun intérêt à essayer de refaire celui-ci…

Ce que j’en retiens…

Définitivement que toute expérience est à vivre. Qu’elle soit pénible, merveilleuse, banale, enrichissante…Toute expérience forge des souvenirs et des images que je serais heureuse de faire partager à mon retour. Et que si je dois retenter l’expérience je mettrais peut-être la barre un tout petit peu plus haut. En essayant de lâcher mes “lunettes roses”.

Le prochain post aura un petit parfum de Nouvelle Calédonie! Ce blog fait peau neuve petit à petit. Vous pouvez trouver une nouvelle page : Voyages passés (suite à la suggestion d’un ami), et quelques retouches sur plusieurs pages, notamment ma page de présentation “mes projets et moi”.

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires. Et un grand merci pour tout le soutien que je reçois chaque jour…

A bientôt!

Iris

Dernière mission accomplie!

J’ai toujours une petite hésitation à visiter les “wildlife park”. Même dans un lieu où  l’espace et le confort des animaux est mis en avant, je me sens quand même dans un zoo. Puis le “calinage” des bêtes façon peluche et la distribution de bouffe à outrance façon “show” de certains WP me gène un peu…

Mais c’était notre dernière journée avec les enfants. Ma journée de départ pour l’aéroport de Melbourne, mon départ de la maison et adieu définitif à la famille et Ballarat, les “je cours partout”, “j’essaye de ne rien oublier”, l’esprit ailleurs. Alors finalement pourquoi ne pas tout prendre en sens inverse, lâcher prise et profiter de cette journée pour se détendre? Puis Kelly me dit que c’est dommage de ne pas avoir approcher de koalas, et que ce serait une bonne occasion.

C’en est une belle en effet! Nous serons 7 dans le parc ce jour là. Le soleil est au rendez-vous mais il fait froid. Et surtout c’est vendredi, les gens travaillent…Parfait! Ambiance très familiale, guide très présent et vraiment adorable. Et je finis par me prendre au jeu et me sens comme une petite fille. Moment grandiose et inoubliable avec les koalas. Je suis aux anges!

Et le parc des serpents est simplement extraordinaire. beaucoup d’espèces fascinantes!

Une belle journée d’adieu comme on en rêve!

Parce que Punky Poule n’a peur de rien!

Nous ne sommes pas seuls dans l’univers…

Et je ne suis pas seule dans ce voyage! Il y a Punky Poule!

Mais qui est Punky Poule?

Punky Poule me suit depuis cet été 2010 où elle a quitté sa petite boutique de Montréal. Depuis elle m’accompagne partout. Elle a traversé l’Amérique du sud du Vénézuela jusqu’en Uruguay, a vu un peu du Québec et de l’Australie. Et comme elle n’en a jamais assez la revoici sur le devant de la scène! En parfaite compagne de voyage, elle a accepté de se prêter au jeu d’un portrait en images. Voilà ma partenaire de voyage parfaite :

Elle est flexible…

…sait se montrer “zen!”…

…mais aussi de temps en temps “casse-cou”…


 

…et la tête à l’envers…

Elle sait comme moi apprécier les bonnes choses…

…et les mauvaises!

 

 

 

 

Et sa plus grande qualité… Elle veut tout voir, absolument tout! Alors c’est parti…

Une jolie petite carte toute simple pour commencer la présentation.


Vous pouvez y voir l’île des Pins, au sud-est de Nouméa, qui viendra cloturer mon séjour ici. Je vais y fêter mon anniversaire avec 10 autres couchsurfers. Au programme : pirogue, pêche, dégustation de langoustes grillées, snorkelling et plongée…
Je suis également en train de fixer une escapade de 5jours en voiture avec deux autres filles rencontrées par couchsurfing (mais que ferait-on sans couchsurfing de nos jours?). L’idée est de faire le tour de la “grande terre” et notamment de voir les célébres cascades Tao et Colnett, Hiengène et sa célèbre poule (pour faire plaisir à ma compagne de voyage bien sûr!) et les villages Kanaks.
Départ vendredi 11 mai de Melbourne pour une arrivée à Sydney dans la soirée. Nuit à l’aéroport (heureusement que j’ai un bouquin de 800 pages en anglais pour m’aider à m’endormir sur les bancs d’aéroport!), et arrivée à Nouméa samedi 12 dans la matinée.

Punky Poule est fatiguée d’entendre tout le monde répéter que l’île du nord n’est que moyennement intéressante. Punky Poule va donc commencer par le nord, juste pour faire un pied de nez (ou pied de bec) à tout le monde. Le séjour néo-zélandais commence donc par quelques semaines dans la région d’Auckland, avec une première expérience Helpx toute neuve et très différente des précédentes : deux/trois semaines dans une ferme-centre équestre en juin, avec plein d’animaux comme compagnons. Oui des vrais chevaux qui bêlent et des moutons qui hennissent. Ou quelque chose comme ça…
Plus sérieusement, on va apprendre à pomponner les cheveux et s’occuper un peu des écuries. Pas possible de monter à cheval ici malheureusement, car cette activité est seulement réservée aux personnes très expérimentées pour des raisons de sécurité, donc pas de “helpers” de passage sur les chevaux. Mais comme nous allons être dans un secteur où les centres équestres ne manquent pas il sera sans doute possible de faire des balades à cheval quand même! Puis d’autres petites taches en plus à faire, jardinage, cuisine, etc… (maman il y a des cochons, tu te rends compte? Non pour les autres ne cherchez pas à savoir de quoi il en retourne je ne donnerai pas d’explication)
Une petite carte pour faire plus simple. Le premier petit point rouge au dessus d’Auckland indique Helensville. Je serai quelque part dans ce secteur.


Mais où en est-on donc du visa de travail? Il est payé, presque approuvé. Mardi 8 mai je fais ma radio des poumons. Dernière étape! Punky Poule vient bien sûr avec moi pour me tenir la main et me soutenir face au vilain docteur!
Départ pour Auckland le 31 mai ou 1er juin. Début du travail, un vrai de vrai avec des sous dans la poche, courant juillet. J’en dirais plus sur le sujet dans les prochaines semaines.
Quant à l’île du sud, je me la réserve sur un mode plus “luxe”. Avec des sous mis de côté car beaucoup de choses à voir et à faire pour le gentil hobbit joufflu que je suis! Soit en traversant l’île en stop en solo, soit avec un ou deux compagnons de voyage en van sur trois semaines/un mois. Ce qui est tentant aussi. Je verrais plus tard quelle décision prendre.
Mais où est mon précieux?? Et mes amis hobits? Ah les voilà! (hey oh hey oh on rentre du boulot…)

Hop hop hop, on continue les amis!

Le Vanuatu est un archipel de 83 îles situées en Mélanésie, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique. Ce petit pays est situé à l’extrémité de la ceinture de feu du Pacifique, zone volcanique des plus actives de la planète. Les îles du Vanuatu s’étendent du Nord au Sud sur 900 kilomètres. L’archipel est situé à 1500 kilomètres à l’Est de l’Australie et à moins de 500 kilomètres de la Nouvelles-Calédonie. Le premier voisin du nord est Les îles Salomon. A l’Ouest, le Vanuatu entretien de bon rapport avec son voisin des îles Fiji. La superficie du Vanuatu est de 12 189 km2, soit un peu moins de la moitié de la Belgique, mais la surface des eaux territoriales est bien plus importante avec près de 450 000 km2.

Le Vanuatu compte 220 000 habitants, répartis sur l’ensemble des îles, dont 6 seulement sont équipées d’un réseau électrique. Le pays est pauvre avec un indice de développement humain (IDH) de 0,542, mais riche d’une nature exceptionnelle : volcans, fonds corraliens, plages de rêve, forêts vraiment vierge…tous ceci sous un climat tropical.

Les volcans du Vanuatu sont célèbres, en particulier le Mont Yasur sur l’île de Tanna (ne pas écrire Tana). Ce volcan tire sa renommée de son accès facile à 300 mètres d’altitude, mais aussi et surtout de son lac de lave en activité toute l’année. De plus ce volcan jouit d’une météo très clémente. Les populations ni-Vanuatu vantent la possibilité de voir la lave toute l’année, fait exceptionnel pour un volcan.
Voici un petit mémo des principales caractéristiques du pays.

* Langues officielles du Vanuatu : Bichlamar, français, anglais. Le français est parlé par 40% de la population
* Capitale du Vanuatu : Port-Vila
* Coordonnées géographiques : 17° 27′ S, 168° 11′ E
* Démocratie. Président Kalkot Matas Kelekele, Premier ministre Ham Lini
* Superficie du territoire : 12 200 km²
* Population en 2002 : 192 910 hab, soit 16 hab./km²
* Indépendance du pays le 30 juillet 1980, qui met fin au condominium France / Royaume-Uni
* Frontières maritimes : Îles Salomon, Fidji, Nouvelle-Calédonie
* Les habitants s’appelent les Ni-Vanuatu
* Indice de Développement Humain (IDH) 2004 : 0,670, 119ème position mondiale
* La monnaie Vatu (VUV), 130 VUV pour 1€ environs
* Fuseau horaire UTC +11
* Hymne national du Vanuatu : Yumi, Yumi, Yumi

Départ pour deux ou trois semaines entre septembre et décembre. Ce sera ma plus folle dépense et ma plus grosse folie de ce voyage en Océanie. Tout dépendra de mon budget, mais mon principal objectif reste le volcan Yasur. Et encore et toujours la rencontre avec les habitants.

Un premier bilan de ces presque sept mois en Australie devrait suivre bientôt, et aussi un de mon expérience en tant qu’au pair. Pour le moment je me consacre à toutes mes démarches de départ, et c’est de l’énergie. Organiser mon sac (et c’est pas rien!), rédiger une lettre des routines à suivre pour ma remplaçante, départ mardi prochain pour Melbourne pour faire ma radio des poumons et finaliser mon dossier, départ le vendredi suivant pour prendre l’avion… Ouf!!

Je clôture cette page avec un joli dessin trouvé par une amie il y a quelques jours. Il me plait beaucoup et je m’y retrouve vraiment aujourd’hui.

A bientôt!

Iris

My life is a windmill

J’ai appris ce nouveau mot aujourd’hui, en jouant avec le plus petit sur un livre où il faut faire correspondre une image avec la première lettre d’un mot et sa définition. Windmill, c’est le moulin à vent. Et c’est ce que m’évoque un peu mon quotidien aujourd’hui. Je ne bouge plus et j’attends le vent. Sans trop savoir d’où il va venir. Et quand. Mais je vais apprendre à jouer avec, moi aussi…

J’ai décidé de rendre à nouveau ce blog à mon image, ou du moins telle que je veux être et rester aujourd’hui : positive. J’ai volontairement effacé le dernier article, un peu trop “calimero” à mon goût. Parce que je veux aussi effacer les doutes et les inquiétudes et me laisser pousser par le vent, d’où qu’il vienne.

Je n’ai aucune croyance. Aucune superstition. Je ne crois pas en ces petites phrases telles que “le destin te met à l’épreuve”, ou tel signe qu’il faut apprendre à déceler dans les tracas et cassages de figures. Ce à quoi je crois par contre, c’est qu’on peut tirer partie de toute situation négative et se décider à se créer sa propre chance.

Non il n’y plus de contrat pour moi en Nouvelle Calédonie. Mais finalement je veux prendre la Nouvelle Calédonie comme un nouveau souffle, me “retaper” là bas, prendre du soleil, des sourires et du dépaysement à flot. Me regonfler à bloc pour affronter la Nouvelle Zélande. Il ne m’aura pas fallu une journée pour me décider, payer mon deuxième Permis Vacances Travail (oui je l’ai déjà dit cette semaine, je le redis, “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”) On efface et on recommence? Non, pas vraiment. Finalement mon rêve c’était ça. Voir la Nouvelle Zélande. Et y vivre un peu. Aujourd’hui je ne m’égare plus. Je n’essaye pas de me projeter dans 40 projets différents. Je regarde mes rêves. Pas ceux que j’ai formé ici, mais ceux qui m’ont emmené ici.

Mon PVT est payé, j’ai quinze jours pour faire ma radio des poumons. Oui il y a une liste de pays établis par l’ambassade comme présentant des risques forts de tuberculose. Si on a séjourné sur un total de trois mois dans un ou plusieurs de ces pays au cours des 5 dernières années il faut présenter le “X-Ray” Certificate. Entre mes deux séjours au Maroc, le Burkina Faso, le Mali et l’Amérique du sud, je n’ai même pas besoin de faire le calcul…Bref, c’est parti! On se tient bien droite, on respire, et on fait un sourire au monsieur (ah non ça ressort pas sur la photo, dommage. Ce sera pour le douanier)

J’ai une opportunité d’emploi à côté d’Auckland. Je dis opportunité car je ne veux rien avancer pour l’instant. C’est sûr à 90%, quasi signé, quasiment bouclé, mais j’en parlerai en temps voulu. Peut-être un petit fond de superstition finalement. Mais j’y crois. Un beau coup de chance et une belle expérience si j’arrive jusque là. Et si ça ne marche pas, je prendrais la voie “laissons nous porter”. Quelques temps posée à Auckland puisque j’ai quand même de bons échos sur les possibilités de job là bas, et mes premiers pas sur l’île du nord.

Ce qui ne change pas : la Nouvelle Calédonie. Puisqu’il faut finalement apprendre à lire des signes, j’en vois un. Ce week-end anniversaire à l’île des Pins. Qui m’appelle, me tend les bras. Et j’accours. Je retrouve par la même occasion l’un des 4 anciens modérateurs du groupe Couchsurfing de Toulouse, Hugo, qui vit maintenant là bas et que je n’avais pas revu depuis ma soirée de départ pour le Québec, en juillet 2009. Grosse, très grosse surprise en le découvrant au travers de ces messages sur le groupe couchsurfing de Nouméa. Il me tarde, vraiment. J’y reste évidemment moins de temps que prévu, trois semaines maximum. J’ai reçu des mails de plusieurs personnes pour m’inciter à me poser à Nouméa, à essayer de trouver du travail par tous les moyens. Non ce n’est pas une question de flemme ou de trouille. Je crois simplement que le déclic dans ma tête s’est fait au moment où j’ai reçu ce mail foireux du couple qui devait m’embaucher, et tout ce mépris de trop dans la face. J’ai réfléchi, et j’ai simplement compris. C’est l’heure de la Nouvelle Zélande. Pour beaucoup de raisons. Peut-être aussi parce que justement Nouméa c’est la facilité. La facilité de parler français, alors qu’aujourd’hui je progresse vraiment en anglais et que je n’ai pas envie de lâcher ce “fil” tout de suite.

Et cette “heure”, elle arrive quand au juste?

Juste quand il faut. La deuxième semaine de juin. Pas de jour précis encore, mais ça tourne autour de ça. Je pars un peu en aveugle, en Nouvelle Calédonie ET en Nouvelle Zélande, sans plan et sans projet. Et là, maintenant, ça me plait. C’est le moment. Et des beaux moments il y en a deux qui s’en viennent justement en juin/juillet dans la région d’Auckland et qui me font vraiment envie :

http://www.photographyfestival.org.nz/

http://www.matarikifestival.org.nz/

L’intuition très forte que la Nouvelle Zélande m’attends. L’intuition c’est toujours ce qui m’a fait défaut ces derniers temps. J’ai agi par impulsion, colère et frustration. Je sens une nouvelle sérénité, et un vent nouveau qui ressemble à celui que j’avais dans le dos en Amérique du sud. Je veux refaire du stop toute seule, conduire sur des routes de montagne comme j’ai eu autant de plaisir à le faire dans les Pyrénées Orientales.

Ma remplaçante arrive bientôt, elle s’est décidée il y a deux jours, elle est engagée, tout est finalisée. Ou presque. Elle doit arriver dans les dix jours. Mais on ne sait pas encore le jour exact. Oui puisque finalement tout est un joyeux bordel sans rien de précis, autant commencer par là :-)

Mais j’ai confiance…

“Le plus beau voyage, c’est celui que l’on a pas encore fait”  Loïck Peyron

D’un continent à un autre…

Juste parce que je trouve ça fascinant… Qu’à des miliers et des miliers de kilomètres du Québec il soit possible de trouver une espèce animale quasi-similaire.

Voilà j’ai ma réponse, mon oiseau mystérieux de Queenscliff est un “Fou Austral”, très proche du “Fou de Bassan”, davantage connu ici sous le nom d’”Australian Gannet” (ce qui m’a un peu compliqué la tache au départ pour comprendre de quelle espèce d’oiseau il s’agissait et faire le rapprochement). Et avec une meilleure photo ça rend toujours mieux :

Et le fameux “Fou de Bassan” qu’on retrouve au Québec, le voici :

J’étais tout bêtement tout enthousiaste en découvrant ça ce matin. Peut-être aussi parce que j’ai trouvé “ma raison” d’être ici, et une possibilité infinie de voyages à travers le monde. Un regard toujours plus ému et fasciné, et l’an prochain mon premier véritable appareil photo pour l’accompagner. C’est décidé!

Dans cet élan d’enthousiasme j’ai réservé ma deuxième excursion pour partir en mer cette semaine. Je retourne à l’eau samedi prochain. Oui il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Bon je dois l’être quand même un peu pour avoir envie de retourner dans le froid mais je vais être courageuse, pour la bonne cause! J’ai rendez-vous avec les Dragons de mer cette fois-ci. Petite compagnie et toute petite embarcation (10 personnes), ça me plait!!! La météo un peu moins : 18degrès samedi prochain contre 21 la semaine dernière, et un peu plus ombragé. Ouille…Ceci dit plus de 90% de chance de voir des Dragons de mer, je pars plus confiante…

Il me tarde!

 

Des phoques moqueurs et des dauphins timides

Samedi 21 avril, notre excursion est réservée depuis une dizaine de jours déjà. Nous partons à Queenscliff, lieu réputé pour sa colonie de phoques et ses dauphins. 26degrés à Melbourne, un peu moins à Queenscliff mais le soleil est au rendez-vous et c’est le principal! Pas du tout de vent, route agréable, tout va bien! Départ à 11h, nous arriverons à midi 45 à Queenscliff.

J’ai eu deux fois la possibilité de nager avec les dauphins. Sur la côte ouest du Mexique pendant mes vacances en mai 2010, et à Bali en octobre dernier dans plusieurs parcs proposant cette activité. Pour des raisons éthiques je me suis toujours refusé de passer par ce genre de tours, ou plutôt devrais-je dire ce commerce et cet esclavage révoltant de l’animal qui finit par le rendre dépressif ou le tue. L’un des meilleurs articles que j’ai trouvé jusqu’à maintenant, et que je vous invite à lire : http://www.one-voice.fr/oceans/la-captivite-dauphin-en-danger/

Bref, il ne s’agissait pas ici d’un tour pour nager dans une piscine minuscule et faire deux caresses à un dauphin angoissé (non ce n’est pas parce qu’il sourit qu’il est heureux), mais plutôt partir en mer et approcher des dauphins sauvages. Notre tour propose d’approcher des dauphins mais également des phoques. Et heureusement car ce sera notre consolation. Pas de dauphins ce jour là, à notre grand regret. Ou plutôt moyen regret, comme je l’expliquerais un peu plus tard.

Nous avons embarqué sur le bateau vers 1h30. Le temps pour l’équipe de distribuer les combinaisons ainsi que les palmes-masques et tuba. Toutes les consignes nous seront donnés à bord, comment descendre du bateau, comment palmer (pour ceux n’ayant jamais fait de snorkelling), etc… Nous sommes 6, 4 couchsurfers dont Mark qui m’a aidé à organiser le tour en gérant la collecte et le transfert d’argent vers l’agence, Hripsime et Steffi, ainsi que la sœur et le beau-frère de Mark. Personne ne se connait très bien mais nous passerons une journée dans une très belle complicité et une très bonne atmosphère.

Le trajet en bateau est très agréable. Au bout de 20 minutes nous apercevons une belle colonie d’oiseaux qui ressemblent très fortement aux Fous de Bassan qu’on peut voir au Québec. Impossible de savoir ce que c’est. Je continue mes recherches… Les photos ne sont pas prises d’assez près pour être sure, mais j’ai l’étrange sentiment qu’il s’agit bien de Fous de bassan. Malheureusement internet ne me donne pas beaucoup d’infos sur une éventuelle colonie à Queenscliff et je n’ai pas penser à demander en sortant du bateau. Dommage…Fou de bassan ou autre chose?

 

 

 

 

On profite de ce spot pour sauter une première fois à l’eau, juste histoire d’admirer les fonds et observer les coraux. Je cherche des yeux mon premier dragon de mer. Je sais qu’on peut en voir dans ce coin là. Sans succès. Mais les fonds sont magnifiques, avec quelques bancs de poissons encore jamais vus, et un adorable petit crabe qui semble tout perdu… Malheureusement pas de photo sous l’eau (ce sera quand je serais riche :-) Par contre on profite de la remontée sur le bateau pour jouer les stars et faire quelques photos sur le filet. Bon, si vous avez déjà enfilé une combinaison de plongée vous comprendrez qu’il n’y a pas de quoi se pavaner (fesses et seins écrasés, ventre comme une pastèque…”Attends mais le pli là, c’est la combi ou c’est moi qui prends du gras de partout?” “mais non chérie, c’est la combi, ne t’inquiète pas”). Ceci dit on s’amuse, on est heureux, donc profitons-en!

Enfin nous voilà arrivés au plus gros spot de plongée (je parle de plongée en tant que descente à l’eau, il ne s’agit pas ici de plongée puisque tout le monde restera toujours à la surface en Palmes-Masque-Tuba, soit PMT ou randonnée palmée, ou encore Snorkelling).

Et là ce qui me gênait un tout petit peu au départ l’est devenu plus encore à ce point de l’excursion, à savoir le nombre de gens. J’ai fouillé pas mal de forums, de sites de voyages, des pages comme tripadvisor pour avoir des retours sur les agences et choisir au mieux. J’avais notamment un critère en tête : le nombre de personnes maximum à embarquer sur le bateau. Et il se trouve que quelque soit la compagnie que l’on trouve, il n’y a pas beaucoup de marge de différence. A savoir qu’un bateau part entre 20 et 30 personnes, quelle que soit la compagnie. Ce n’est pas faute non plus d’avoir cherché du côté des sites internet genre Groupon, mais là c’est pire encore. Nous étions 23, et quand je pense qu’on aurait pu monter à trente j’ai encore des frissons… C’est trop, définitivement trop. Nous sommes censés rester un minimum en groupe et près du guide pour pouvoir entendre les consignes et remonter sur le bateau quand le moment est venu. Sauf que former un groupe de 23 personnes, pas trop près l’un de l’autre pour ne pas s’envoyer une palme dans la tête, pas trop loin pour ne pas se mettre en danger, c’est compliqué!! Une quinzaine de phoques bronzant sur le ponton et une dizaine dans l’eau, ça parait plutôt chouette et suffisant. Sauf que lorsqu’on est une vingtaine ça devient un peu la chasse au phoque (sans mauvais jeu de mot, pardon Brigitte). Bref, on se retrouve un peu à nager de toute part pour tenter de s’approprier SON phoque. Finalement même si je n’ai pas eu ce sentiment d’être “entourée” par les bêtes comme je l’espérais un peu, j’ai eu plusieurs magnifiques moments. Notamment par la rencontre avec un tout petit qui m’a fixé de ses grands yeux et est passé juste sous mon ventre. Deux autres encore dont le ballet sous l’eau à quelques centimètres de moi m’a laissé émerveillée et émue… Puis approcher du ponton et pouvoir contempler les phoques de près était là encore un merveilleux moment. Ça se chamaille, ça grogne, ça roule, ça se bisouille et se câline, et surtout, surtout, ça se marre!! Vraiment. Le phoque a un cri qui ressemble à un gros rire, et c’est contagieux. On se demande quand même si ce n’est pas de nous voir tous en groupe dans nos combinaisons fluos, les joues gonflées par le tuba et l’air ahuri dans cette eau glacée qui leur donne envie de se bidonner comme ça…

Voilà, j’ai eu de beaux moments qui valaient le déplacement, c’est certain. Est-ce que je regrette de ne pas avoir vu de dauphins? Pas vraiment. Je pense que j’en verrais au Vanuatu ou en Nouvelle Calédonie. Ou peut-être même en Nouvelle Zélande puisque c’est là à la base que je voulais faire cette excursion, mais je n’ai pas pu/voulu attendre. Quoiqu’il en soit, je ne referais pas une activité avec autant de monde. Ça perd en authenticité, ce n’est pas vraiment ce que je recherche. Quand je repense à cette journée sur Maria Island et ce petit moment tout simple et magique à deux pas du wombat, je me dis que je tiens là le véritable type de “rencontre” dont j’ai besoin. Simple, vraie, dans la nature et dans le respect de l’animal.

Nous avons eu une deuxième jolie surprise et petit bonus. Il est très facile de voir des raies manta depuis le port de Queenscliff, sans doute attirées par les pêcheurs et les restants d’appâts tombés au fond de l’eau. Là encore nous avons eu droit à un superbe ballet aquatique. Et quelques jolies photos…

Ma prochaine plongée se fera le mois prochain dans la Grande Barrière de corail, juste avant de quitter l’Australie, et j’espère que les températures seront plus clémentes. C’était la première fois samedi que je nageais dans une eau glacée comme ça. Habituellement je ne suis pas très frileuse quand il s’agit de se mettre à l’eau. Une jolie plage, quelques rayons de soleil et je courre me baigner. Mais là même avec la combinaison, c’est assez difficile. Je salue grandement le professionnalisme de l’équipe qui entre les deux plongées nous a offert de quoi nous réchauffer, thé, café, chocolat chaud, et de quoi grignoter. La compagnie a été super, rien à dire la dessus. Deux personnes dans l’eau, deux sur le bateau pour les consignes et réceptionner les gens au cas où. Beaucoup de sourires et d’entrain, une équipe très présente et sérieuse.

http://www.dolphinswims.com.au/

Rendez-vous le mois prochain sur la Grande Barrière de corail!

Iris

 

 

 

4 pensées positives

Pour tourner la page, pour s’endormir avec le sourire. Pour être heureuse…

1 – Mon anniversaire sur l’île des Pins en Nouvelle Calédonie.

Non, je n’ai rien demandé à personne :-)
Week-end Couchsurfing organisé à la fin du mois de mai, ça ne pouvait pas mieux tomber!!
Ma tente, mon matériel de camping et de snorkeling, deux bouteilles de vin blanc à savourer sur la plage, et encore quelques semaines à attendre, ouf!
Pour rêver avec moi : http://www.ile-des-pins.com/accueil.html
Le groupe CS de Nouméa, je l’aime déjà!!

2 – Un départ pour Vanuatu dans le courant de l’année, histoire notamment d’approcher le volcan Yasur encore et toujours en activité (pas de gros défi, il s’agit ici du plus accessible au monde), et aller à la rencontre d’un peuple qu’on décrit comme incroyablement hospitalier et chaleureux…

3 – La Nouvelle Zélande bientôt

4 – Noël à la maison et mon premier wintercamp, premier jour de l’an avec Couchsurfing quelque part en Europe. Destination encore inconnue… Le bonheur de retrouver à nouveau tout le monde, famille et amis!

Ma prof de français en littéraire avait l’habitude de nous dire “il faut imaginer Sisyphe heureux”. Quelle ironie… Imaginer ce pauvre Sisyphe condamné à la pire des tortures et le croire capable de sourire et d’apprécier sa vie.

La comparaison n’est pas de taille, je ne suis pas à plaindre. Mais je crois que je comprends le message. Il y a toujours une raison de reprendre espoir et de garder le sourire, quelles que soient les difficultés rencontrées. Et je reprends conscience petit à petit de la chance d’être ici. D’avoir toute cette liberté et cette possibilité de créer autant de projets.

Pour la petite touche moderne, je dirais plutôt il faut imaginer Léo heureux. Ce pauvre Léo qui n’a jamais rien eu de sa vie :

(le clip est assez…trash!)

Sur cette petite histoire et ces jolis notes, je vous souhaite une belle fin de semaine!

J’aurais vu samedi soir mes premiers dauphins, et nager avec si tout va bien :-)

Iris

Le sourire de Froggy

Vous passez parfois devant sans les voir, sans les écouter. Parfois sans même les entendre. Il suffit de quelques instants, juste une minute pour s’arrêter et profiter de quelques notes. Et d’un sourire.
Je parle de ces musiciens, ces donneurs de rêve et de petits bonheurs simples qui suffisent à éclairer votre journée. Quelque part dans le métro, devant un café, sur une place.
La prochaine fois que vous en verrez un, un de ceux qui simplement en levant les yeux vers vous vous donne envie de sourire, pensez à moi.
J’en ai rencontré un qui a éclairé ces dix derniers jours ici, et m’a apporté un bonheur immense. Adrien.

Une matinée ensoleillée à Ballarat où les enfants se sont régalés de l’accordéon, les yeux brillants et le plaisir de pouvoir appuyer sur quelques notes. Le bonheur d’échanger sur tout, sur la vie, l’auto-stop, nos expériences passées, nos rencontres et nos hasards, d’évoquer la “folie” du voyage, les bouts du monde qui ne se terminent jamais, l’envie de voir toujours plus.
Un trajet ensemble dans le train à refaire le monde, qui n’aurait jamais du finir. Ou au bout du monde peut-être.
Une invitation au resto et une soirée qui n’aurait pas du se terminer non plus.

Une simple page et quelques mots pour dire à mon tour : merci Adrien! Merci de m’avoir redonné le sourire.
Et parce que certains blogs de voyage et coups de plume valent tous les guides du routard et agences du monde :

http://tourdumonde2010.free.fr/wordpresstdm/?page_id=266

A très bientôt quelque part…